Le budget de la Sécurité sociale passe devant l’ensemble des sénateurs à partir de ce mercredi pour six jours d’examen. Après les débats houleux à l’Assemblée et le retrait de plusieurs articles proposés par le gouvernement, le Sénat n’aura qu’un seul mot d’ordre : réduire le déficit coûte que coûte. Le passage du texte en commission des Affaires sociales ces deux derniers jours a ramené le déficit de la Sécurité sociale à 15,1 milliards d’euros, au-delà donc du déficit visé par le gouvernement de 17,5 milliards et bien plus que les 24,3 milliards d’euros de déficit annoncés après les votes des députés.
Pour atteindre ce montant, la commission a réintroduit la réforme des retraites alors que la plupart des partis politiques s’y opposent. « De toute façon, ce sont les retraités qui paient cette suspension », s’est justifiée Pascale Gruny, rapporteure pour la branche vieillesse, lors d’une conférence de presse mardi matin. « Cette mesure ne fait gagner qu’un trimestre pour un coût d’1,9 milliard d’euros en 2027, c’est de la poudre de perlimpinpin, » a-t-elle renchéri. Le gel des prestations sociales et des pensions de retraite pour l’année prochaine a, lui aussi, été rétabli, sauf pour les retraites inférieures à 1 400 euros par mois ainsi que l’Allocation aux adultes handicapés (AAH). Cette mesure rapportera 1,9 milliard d’euros de recettes à la Sécurité sociale en 2026.