Il n’y a pas qu’en France que l’exercice budgétaire 2026 est compliqué. Au Royaume-Uni, en Espagne ou en Belgique, les exécutifs avancent entre contraintes financières, coalitions fragiles et contestation sociale.
La saison 2025 des budgets est particulièrement ardue pour les gouvernements européens. À l’instar du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui affronte un Parlement fragmenté, plusieurs Premiers ministres sont en difficulté pour faire adopter leur loi de finances 2026 : c’est le cas par exemple, au Royaume-Uni, en Espagne, ou en Belgique. Tour d’horizon.
Des hausses d’impôt attendues au Royaume-Uni
Sous pression devant la montée de l’extrême droite, le gouvernement travailliste du Royaume-Uni doit dévoiler mercredi un budget conforme à ses valeurs sociales, mais il lui sera difficile d’éviter d’impopulaires hausses d’impôts compte tenu de l’état des finances publiques et de la croissance qui s’essouffle.
Selon une estimation régulièrement citée par la presse et les analystes, la ministre des Finances, Rachel Reeves, a besoin de 20 milliards de livres pour remettre le pays sur la trajectoire de l’équilibre budgétaire, le déficit avoisinant 5 % du PIB.
Chargée de présenter le budget aux parlementaires mercredi à la mi-journée, elle devra d’un côté donner des gages au marché pour enrayer l’envolée des taux d’emprunt, montés en début d’année à un niveau inédit en plus de 25 ans.
Le pays spécule depuis des mois sur le risque de voir la chancelière de l’Échiquier rompre une promesse de campagne en augmentant l’impôt sur le revenu. La presse britannique affirme que le gouvernement l’a fortement envisagé avant de renoncer.
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Les entreprises, déjà visées par une forte hausse des cotisations patronales l’an dernier, ne veulent de leur côté pas entendre parler de nouvelle augmentation, qui achèverait selon elles d’étouffer une économie déjà presque à l’arrêt — la croissance n’a atteint que 0,1 % au troisième trimestre.