Taxe foncière : la ristourne fiscale pour les HLM épinglée par la Cour des comptes
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Logements sociaux rue de Turenne, Chartier-Corbasson, Paris, 2009
Emmanuel Leroy/WikimediaCommons
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Logements sociaux rue de Turenne, Chartier-Corbasson, Paris, 2009
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C'est une réforme vieille d'un quart de siècle, qui doit se poursuivre jusqu'en 2030 et qui agace, en coulisse, certains maires. À la différence des propriétaires privés qui contribuent à la fiscalité locale par la taxe foncière, les bailleurs sociaux bénéficient, depuis 2001, d'un abattement de ladite taxe foncière dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV) qui leur permet de bénéficier d'une réduction de 30 % sur leur parc locatif HLM.
Tout cela n'est pas sans contrepartie : « ces organismes doivent mettre en place des actions, des projets ou des travaux visant à améliorer le cadre de vie des habitants et à améliorer la qualité de vie des services qu'ils rendent dans les QPV », rappelle la Cour des comptes dans un rapport publié ce vendredi.
Aussi, les « Sages » de la rue Cambon relèvent que si « l'ensemble des acteurs apprécie la souplesse de fonctionnement du dispositif », « cet abattement constitue une perte de recette fiscale [estimé à 315 millions d'euros en 2024 toutes sources confondues] pour les collectivités territoriales, compensée par l'État à hauteur de 40 % » [soit 126 millions].