Impôts : les Français étrillent l’utilisation des fonds publics par l’État
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un centre de collecte des impôts à Paris.
SAA - REUTERS - Abdul Saboor
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un centre de collecte des impôts à Paris.
SAA - REUTERS - Abdul Saboor
C’est un sérieux avertissement pour le système fiscal français. La troisième édition du baromètre du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) dévoilé ce jeudi 27 novembre dresse un constat sévère : 78 % des sondés pensent que le niveau général de fiscalité est trop élevé en France, seuls 19 % estiment qu’il est équilibré. Les Français sont un peu plus nuancés lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur leur propre taux d’imposition. Selon cette lecture, 61 % estiment que leur niveau d’imposition est trop élevé, et 36 % affirment qu’ils paient un bon niveau d’impôt.
Face à ces constats, « des actions doivent être menées pour renforcer le consentement à l’impôt, démontrer la bonne utilisation des fonds publics et renforcer la confiance dans l’État », prévient d’emblée le CPO dans une note présentée à la Banque de France, en présence du gouverneur François Villeroy de Galhau et Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes.
Autre enseignement important de cette vaste enquête : les Français portent un regard sévère sur l’utilisation des fonds publics par l’État. Le taux d’insatisfaction n’a cessé de grimper entre 2021 et 2025 pour passer de 63 % à 71 %. À l’inverse, le pourcentage de Français satisfaits a, logiquement, fléchi pour passer de 36 % à 28 %.
Ces résultats sont d’autant plus inquiétants qu’ils peuvent avoir des répercussions sur le consentement à l’impôt. « Une analyse statistique confirme que la satisfaction quant à l’utilisation des fonds publics constitue l’un des principaux moteurs de l’acceptation fiscale, quel que soit l’indicateur d’acceptation retenu », soulignent les auteurs de l’étude.