Aggravation des retards de paiement en France, les PME sous tension
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Le quartier d'affaires de la Défense à proximité de Paris.
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
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Le quartier d'affaires de la Défense à proximité de Paris.
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
Les nuages gris s’accumulent au-dessus de l’économie tricolore. Entre l’instabilité politique, une croissance atone et une interminable guerre commerciale, les entreprises et les ménages peinent à retrouver le moral à la veille de l’automne. Dans ce climat de morosité, les retards de paiement se sont déjà allongés au premier semestre 2025 par rapport à fin 2024, selon un premier bilan du cabinet Altares.
Les délais sont ainsi passés de 13,5 jours à 14,1 jours dans les secteurs public et privé. « En un an, les retards moyens s’allongent d’une journée, soit la plus forte dégradation en Europe. Ces reports de règlement sont évidemment très préjudiciables pour les fournisseurs et sous-traitants. En cumul, ils sont évalués à 15 milliards d’euros par la Banque de France : autant dire qu’ils sont un frein au développement, à l’investissement et à l’emploi », prévient Thierry Millon, directeur des études. En cause notamment, « le décalage des règlements dans le secteur public ».
Derrière cette moyenne, il existe de fortes disparités. Dans les groupes de plus de 1 000 salariés, les retards approchent les 21 jours. Chez les groupes du secteur public, ce délai atteint même 26 jours contre 16 jours dans le secteur privé. « Dans les services déconcentrés de l’État, les retards dérapent fortement », pointe Thierry Millon. En première ligne, les PME souffrent de ces allongements dans les délais de paiement.
À l’inverse, les TPE apparaissent plutôt comme des bons élèves avec moins de 13 jours de retard en moyenne. Chez les PME de moins de 50 salariés, la période de retard s’établit à 13 jours et 14,3 jours pour les PME jusqu’à 200 salariés. Au-delà, c’est-à-dire entre 200 et 999 salariés, l’attente peut aller jusqu’à 16 jours.
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Par secteur, l’immobilier fait figure de mauvais élève avec 28,8 jours de retard de paiement. Une position qui contraste avec le bâtiment, qui affiche seulement 8 jours de retard. Dans les services aux entreprises, les voyants sont également au rouge. Les retards de paiement grimpent à 26 jours au deuxième trimestre dans la sécurité et dépassent les 20 jours dans les agences de voyages.
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