900 millions d'euros pour accompagner la réduction des surproductions, et pour soutenir une filière en crise : telle est l'offre que l'Union européenne s'apprête à formuler aux viticulteurs en difficulté, afin d'éviter l'effondrement des marchés. Le Luxembourgeois Christophe Hansen, commissaire à l'agriculture, a porté cette annonce devant les participants de l'European Wine Day, journée professionnelle organisée le 21 octobre à Strasbourg.
« Les producteurs doivent pouvoir gérer l'offre pour stabiliser le marché. Nous avons commencé l'examen d'un ensemble de mesures qui visent à apporter sans délai un soutien à la viticulture, sans attendre la prochaine politique agricole commune. C'est tout l'enjeu du "Paquet Vin" qui sera voté en plénière au Parlement européen le 12 ou 13 novembre », a rappelé Christophe Hansen.
Présentée dès mars 2025, cette proposition législative d’évolution réglementaire préconise un ensemble de mesures flexibles, adaptées aux situations parfois divergentes de certains états membres.
« Le secteur viti-vinicole de l'Union européenne se trouve à un tournant après des décennies de success-story. Il est exposé à une forte baisse de la demande sur les marchés intérieurs », analyse le commissaire à l'agriculture. La crise actuelle (4,5 millions d'hectolitres d'excédents, rien qu'en France) affecte aussi les marchés d'exportation « qui sont assez turbulents », résume Christophe Hansen, en référence aux taxes douanières imposées par le président américain Donald Trump sur les alcools et les spiritueux. « Le changement climatique a des incidences sur la production. Le secteur a besoin de clarté et de stabilité », soutient le commissaire à l'agriculture.