Taxes américaines : la filière française des vins et spiritueux appelle à poursuivre les négociations
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Droits de douane : les vins et spiritueux français appellent à poursuivre les négociations
Jason Reed
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Droits de douane : les vins et spiritueux français appellent à poursuivre les négociations
Jason Reed
Le lobbying continue pour sauver la filière des vins et spiritueux. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français a déploré vendredi l'entrée en vigueur à compter du 7 août d'un droit de douane de 15 % sur les produits européens exportés aux États-Unis, et appelé la France et l'Union européenne à « la poursuite des négociations ».
À ce stade, l'Union européenne se voit appliquer un taux plancher de 15 % sur ses produits, à l'exception du secteur aéronautique, exempté de droits de douane. En revanche, aucune dérogation n'a été accordée pour les vins — y compris les champagnes — et les spiritueux, un secteur particulièrement sensible pour des pays comme la France et l'Italie. Un vrai risque pour une filière qui souhaite poursuivre coûte que coûte les négociations avec Washington.
Une baisse des exportations aurait « des effets sur les 600 000 emplois directs et indirects de la filière des vins et spiritueux » en France, prévient la fédération, qui ne chiffre pas les pertes anticipées. En 2024, les États-Unis recevaient 10 % des exportations de champagne en volume et représentaient plus de 14 % du chiffre d'affaires de la filière, soit 820 millions d'euros.
« L'impact de ce droit sera d'autant plus brutal qu'il va de pair avec le recul du dollar américain aux États-Unis », a souligné le président de la FEVS Gabriel Picard. Cela « pourrait aboutir à une réduction d'un quart des ventes de vins et spiritueux aux États-Unis, soit une perte d'un milliard d'euros » ajoute-t-il.
« On espère pouvoir bénéficier d'une exemption et on harangue nos responsables politiques français pour qu'ils puissent obtenir de la Commission (européenne) cette négociation-là », a déclaré vendredi le président du syndicat des vignerons indépendants de France, Jean-Marie Fabre.
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Bruxelles a indiqué jeudi poursuivre les négociations avec les États-Unis pour tenter d'obtenir des exemptions des droits de douane sur les vins et spiritueux à l'avenir, mais s'attend à ce qu'ils soient touchés par les taxes américaines de 15 % dans l'immédiat.
Côté gouvernement français, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré vendredi que la France « n'allait pas s'arrêter là », précisant vouloir « obtenir des garanties sur les vins et spiritueux ».
Avec un impact certain sur les prix pour le consommateur final américain, une surtaxe de 15 % devrait faire baisser la consommation de champagne aux États-Unis, a prévenu M. Toubart, « mais on ne peut pas mesurer aujourd'hui concrètement le nombre de bouteilles que l'on va perdre ». Il est « évident » aussi que cela aurait des incidences sur l'emploi dans la filière, aux États-Unis comme en France, a-t-il ajouté.
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Les petits producteurs de champagne notamment, qui ont les reins moins solides que les grandes maisons, risquent de souffrir le plus, prévient aussi Yves Couvreur, un administrateur de la Fédération des vignerons indépendants de Champagne.
(Avec AFP)
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