Et si le plan de Donald Trump pour annexer le Groenland se retournait contre l'économie américaine ? Le président américain a réitéré dimanche sa volonté d'acquérir le territoire autonome dépendant du Danemark. « Nous avons besoin du Groenland, absolument », a-t-il répondu à la question de savoir si l'opération américaine au Venezuela pouvait être un indicateur quant à l'avenir de l'île. Donald Trump et son équipe « discutent de plusieurs options » pour obtenir le Groenland « et bien sûr, utiliser l'armée américaine est toujours une option à la disposition » du président, a déclaré mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.
« Mais une telle annexion présenterait un risque économique majeur pour les États-Unis », affirme Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco, dans une note diffusée mardi. Interrogé par La Tribune, il y verrait « une violation énorme de propriété » et imagine « un scénario dans lequel les investisseurs se détourneraient des actifs américains ». Ces derniers pourraient se dire, selon lui, que « si aujourd'hui les États-Unis annexent le Groenland, demain ils pourraient très bien ne pas aimer telle entreprise étrangère, donc nationaliser ses actifs ou lui mettre des contraintes diverses et variées ».