Les drapeaux des États-Unis et de la Chine sont photographiés à Lancaster House, lors du deuxième jour prévu pour les pourparlers commerciaux entre les États-Unis et la Chine, à Londres, au Royaume-Uni.
Le commerce mondial devrait rester « remarquablement résilient » d’ici à 2034, selon un rapport publié par le Boston Consulting Group. Le cabinet de conseil en stratégie anticipe le scénario d’un monde structuré en quatre pôles économiques principaux.
À quoi pourrait bien ressembler le commerce mondial dans les prochaines années ? C’est l’objet du rapport « Commerce en transition : comment se préparer à un ordre mondial fragmenté », publié par le Boston Consulting Group (BCG).
Selon le cabinet de conseil en stratégie, le scénario le plus probable d’ici à 2034 serait celui d’un monde structuré en quatre pôles principaux : les États-Unis, la Chine, les pays « plurilatéralistes » (UE, Canada, Japon, Mexique, Pérou, Vietnam) et les Brics+ (hors Chine).
Globalement, le commerce mondial resterait « remarquablement résilient », passant d’environ 23 000 milliards de dollars par an en 2024 à près de 30 000 milliards en 2034. Une progression « d’environ 2,5 % par an, soit légèrement plus vite que le PIB mondial », selon le BCG.
Des routes commerciales remodelées
Et ce malgré la hausse des droits de douane américains, parce que « les États-Unis ne représentaient que 16,5 % des échanges mondiaux de biens en 2024 » et que « les hausses de tarifs douaniers américains n’ont pas entraîné de représailles tarifaires généralisées ».
« Plus important encore, les autres pays sont restés fidèles à leurs accords commerciaux et n’ont pas renoncé au principe de la nation la plus favorisée ni à l’OMC, dont les règles régissent encore plus de 70 % du commerce mondial », explique le rapport.
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Si le commerce mondial resterait donc globalement résilient, selon le BCG, « les routes commerciales empruntées par ces marchandises seront profondément remodelées ».
La place des États-Unis reculerait
D’abord, « si le commerce des services des États-Unis resterait robuste, sa part dans le commerce mondial des biens diminuerait, car le pays se concentrerait sur la réduction de son déficit commercial et l’augmentation de sa production nationale ; sa croissance commerciale devrait se limiter à environ 1,5 % par an ».