Brésil, Australie, États-Unis… La Chine annonce des droits de douane sur les importations de boeuf
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Le prix de la viande de bœuf a eu tendance à baisser ces dernières années dans le pays.
MS - REUTERS - Maxim Shemetov
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Le prix de la viande de bœuf a eu tendance à baisser ces dernières années dans le pays.
MS - REUTERS - Maxim Shemetov
La Chine lance les hostilités sur le front des droits de douane en 2026. Pékin a annoncé ce mercredi l'imposition à partir de jeudi de surtaxes supplémentaires de 55 % sur certaines importations de viande de bœuf du Brésil, d'Australie ou encore des États-Unis. Des enquêteurs ont conclu que l'importation de bœuf avait nui à l'économie chinoise.
La mesure touche tant le bœuf frais que congelé, avec os ou sans os, détaille un communiqué du ministère du Commerce. Les droits de douane supplémentaires s’appliqueront pendant trois ans, jusqu’au 31 décembre 2028. Le ministère du Commerce les a qualifiés de « mesures de sauvegarde », précisant qu’ils seraient progressivement assouplis.
Des quotas annuels d'importation ont été attribués aux pays, et les cargaisons de bœuf expédiées vers la Chine seront soumises au prélèvement supplémentaire de 55 % si les importations dépassent ce volume. Les quotas augmenteront légèrement chaque année.
Pour 2026, le Brésil disposera d'un quota d’importation de 1,1 million de tonnes, l’Argentine d'un demi-million de tonnes, l’Australie de 200 000 tonnes et les États-Unis de 164 000 tonnes.
Le ministère du Commerce a également déclaré qu’il suspendait une partie de l’accord de libre-échange avec l’Australie portant sur le bœuf.
Le prix de la viande de bœuf a eu tendance à baisser ces dernières années dans le pays, en raison d'une surproduction et d'une consommation en berne, selon les analystes. Les importations ont dans le même temps augmenté de manière significative, de 65 % entre 2019 et 2023, selon le ministère, notamment depuis le Brésil, l'Argentine et l'Australie.
À la demande des représentants du secteur en difficulté, les autorités chinoises avaient annoncé en décembre dernier l'ouverture d'une enquête sur les importations de bœuf, préalable à la mise en place éventuelle de mesures de sauvegarde. L'enquête devait durer huit mois mais a été prolongée par la Chine en août dernier.
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« En raison de la complexité de cette affaire, le ministère du Commerce a décidé de prolonger la période d'enquête jusqu'au 26 novembre 2025 », avait indiqué le ministère du Commerce dans un communiqué. Cette enquête demande une charge de travail importante, avait précisé un porte-parole du ministère dans un communiqué distinct.
La forte augmentation des importations de bœuf ces dernières années « a eu un impact négatif important sur l'industrie nationale », selon les associations professionnelles chinoises alors citées par le ministère du Commerce. L'affaire a par ailleurs « suscité une large attention » de la part des pays exportateurs, des éleveurs et des associations professionnelles, avait-il ajouté.
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Les pays exportateurs comme le Brésil, l'Argentine et l'Australie avaient réagi de manière prudente à l'enquête chinoise, le Brésil affirmant alors qu'il démontrerait que sa viande ne nuit pas à l'industrie chinoise. La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil et la première destination de ses exportations de bœuf.
(Avec AFP)
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