Les vraies raisons de la volte-face de Trump sur la guerre en Iran
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Le président américain Donald Trump, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 31 mars 2026.
REUTERS - Evan Vucci
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Le président américain Donald Trump, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 31 mars 2026.
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Comme souvent avec Donald Trump, tout part d'une « punchline » envoyée au moment où personne ne l'attendait. Mardi soir vers minuit (heure française), alors qu'il répondait à une question d'un journaliste sur la hausse des prix des carburants, le président américain a déclaré que les États-Unis allaient « quitter » l’Iran « très bientôt », « dans deux ou trois semaines ».
Et de préciser : « Tout ce que j’ai à faire c’est partir de l’Iran et nous le ferons très bientôt et les prix des carburants dégringoleront. » Le président républicain a aussi indiqué que la conclusion ou non d’un accord avec l’Iran était « sans importance », après avoir dit lundi « entrevoir un accord » avec de nouveaux dirigeants iraniens, qu’il n’a pas nommés.
Le président s'est dédouané de toute responsabilité quant au blocage du détroit d'Ormuz, conséquence de la guerre contre l'Iran. Il a lancé : « Si la France ou un autre pays veut son pétrole, ils se débrouilleront seuls dans le détroit. »
Pour rappel, le dirigeant a plusieurs fois affirmé que la première puissance mondiale — qui produit une bonne partie du pétrole qu'elle consomme et importe — n'était pas affectée par la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz.
Après avoir médusé son auditoire, le locataire de la Maison-Blanche a poursuivi sa provocation sur Truth Social. Il a suggéré aux pays inquiets de venir acheter leur kérosène aux États-Unis.
Comment ont réagi les marchés ce mercredi matin ? Plutôt bien pour le moment, la fin possible de ce conflit leur donnant un signal rassurant. Les bourses européennes ont commencé la journée en forte hausse. À Francfort, l'indice Dax gagnait 2,64 % à l'ouverture. À Paris, le CAC 40 n'était pas en reste (+ 2,26 %), tandis que Milan grimpait également (+ 2,77 %).
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