L’indice du Conference Board a reculé de 9,7 points en janvier pour s'établir à 84,5. Ce repli, plus marqué que durant la pandémie, s'explique par l'inflation énergétique et la fin des subventions de l'Obamacare. À l'approche des élections de mi-mandat, ce signal inquiète la majorité républicaine.
C’est un signal inquiétant pour Donald Trump, à moins d'un an des élections de mi-mandat. Selon un baromètre publié ce mardi, la confiance des consommateurs américains plonge en janvier.
L'indice publié par l'association professionnelle Conference Board, a reculé de 9,7 points sur le mois qui s'achève, pour atteindre 84,5 points, soit « son plus bas niveau depuis mai 2014 (82,2) ». L'indicateur tombe plus bas que lors de la pandémie de Covid-19, quand l'économie frôlait le précipice.
Les droits de douane et la fin d'Obamacare en cause
Selon l'économiste en chef du Conference Board, Dana Peterson, les sondés évoquent « aux prix et à l'inflation », en particulier « les prix de l'essence et du gaz » ainsi que « des courses alimentaires ». Si le prix à la pompe a baissé de 6 % depuis le retour du Républicain, ceux de l’électricité (+ 6,7 %) et du gaz (+ 10,8 %) ont fortement augmenté.
« Les mentions des droits de douane et des relations commerciales, de la politique et du marché du travail ont également augmenté en janvier », de même que celles concernant le coût des assurances santé.
De plus, avec l'expiration au 31 décembre des subventions d'« Obamacare », des millions d'Américains ont vu leurs primes d'assurance exploser. Ainsi, un foyer gagnant 28 000 dollars par an — un revenu très bas aux États-Unis — dépensera 1 562 dollars pour sa santé en 2026, contre 325 en 2025.
Donald Trump en campagne pour améliorer le pouvoir d'achat des Américains
Le président américain, qui a promis un « nouvel âge d'or », doit s'exprimer sur l'économie devant ses partisans dans l'Iowa.
La baisse du coût de la vie était l'une de ses grandes promesses. Mais depuis plusieurs mois, les Américains fustigent une parole non tenue. La majorité républicaine craint que le sujet ne devienne un boulet à l'approche des élections de mi-mandat.
Conscient du risque pour sa majorité en novembre, Donald Trump multiplie les annonces. Il propose un nouveau texte obligeant les assureurs à payer davantage. Parallèlement, il souhaite interdire aux groupes immobiliers d’acheter des logements individuels. Le gouvernement fédéral pourrait aussi racheter 200 milliards de dollars (environ 190 milliards d’euros) de crédits hypothécaires pour abaisser les taux, ou plafonner à 10 % les intérêts des cartes de crédit. Des mesures parfois très critiquées par les banques et les financiers, jusqu'ici plutôt partisans de la politique du républicain.
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