Le Japon a mobilisé 63 milliards d’euros pour freiner la chute du yen
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Le 30 avril, le yen est tombé à près de 160 yens pour un dollar, un plus bas depuis près de deux ans.
KKH/ - via REUTERS - KYODO
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Le 30 avril, le yen est tombé à près de 160 yens pour un dollar, un plus bas depuis près de deux ans.
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La Banque du Japon est de nouveau passée à l’action pour tenter de contenir la volatilité du yen. Selon des données publiées en fin de semaine dernière par le gouvernement, l’institution a engagé environ 11.700 milliards de yens (63 milliards d’euros) au cours du dernier mois pour soutenir la devise japonaise.
Ces interventions, décidées sur instruction du ministère des Finances et mises en œuvre par la Banque du Japon, visent à limiter les effets économiques des mouvements brusques sur le marché des changes. Elles se sont étalées entre le 28 avril et le 27 mai, sans que les autorités ne précisent les jours exacts d’intervention.
D’après plusieurs sources de marché, les opérations auraient débuté le 30 avril, au moment où le yen est tombé près de 160 yens pour un dollar, un plus bas depuis près de deux ans. Cette faiblesse marquée de la devise nippone a ravivé les craintes d’un déséquilibre prolongé sur les échanges extérieurs et les prix importés.
Dans les jours suivants, le yen a connu plusieurs épisodes de rebond rapide, notamment jusqu’au 6 mai, lorsqu’il a atteint environ 155 yens pour un dollar. Ces mouvements ont alimenté les spéculations des opérateurs sur des interventions discrètes des autorités monétaires. Un mois plus tard, vendredi dernier, la monnaie japonaise évoluait de nouveau autour de 159,2 yens pour un dollar, ce qui relance les interrogations sur l’efficacité et la portée de ces opérations de stabilisation.
La dépréciation du yen s’inscrit dans un contexte plus large : la hausse des prix de l’énergie importée et surtout le différentiel persistant entre les taux d’intérêt américains et japonais, qui continue de peser sur la devise. Cette nouvelle intervention d’ampleur s’ajoute à celle de juillet 2024, estimée à environ 5.500 milliards de yens, lorsque la monnaie japonaise s’était déjà rapprochée du seuil de 162 yens pour un dollar.
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Pour les marchés, la question reste désormais ouverte : ces opérations massives permettent-elles réellement d’infléchir durablement la trajectoire du yen, ou ne font-elles que ralentir temporairement une dynamique structurelle liée aux fondamentaux monétaires ?
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