Le Golfe sous tension après des frappes iraniennes contre des États alliés de Washington
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Bahreïn a été ciblé le 28 février par l'Iran.
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Bahreïn a été ciblé le 28 février par l'Iran.
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L’Iran a déclenché depuis samedi une série de frappes d’ampleur contre la quasi-totalité des monarchies du Golfe, en riposte à une attaque menée par les États-Unis et Israël. Cette offensive coordonnée, qui marque un tournant dans la confrontation régionale, a fait plusieurs morts et des dizaines de blessés, tout en faisant craindre une extension du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient.
Téhéran avait averti ces dernières semaines qu’il viserait les infrastructures américaines installées chez ses alliés du Golfe en cas d’intervention militaire de Washington. Les menaces ont été mises à exécution après les frappes ayant causée la mort du Guide Khamenei. Dimanche matin, des explosions ont été entendues à Doha, à Dubaï et à Manama. Seul Oman, engagé dans un rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis depuis la reprise de discussions indirectes début février, n’a pas été ciblé.
Aux Émirats arabes unis, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées. À Abou Dhabi, un civil est mort après la chute de débris de missiles, tandis qu’un incident à l’aéroport a fait un mort et sept blessés supplémentaires. Les autorités émiraties ont dénoncé une « attaque manifeste de missiles balistiques iraniens », affirmant avoir intercepté une partie des projectiles.
À Dubaï, des explosions ont été signalées à proximité de l’île artificielle The Palm. Un incendie s’est déclaré, faisant quatre blessés. Un drone intercepté a également provoqué un feu « léger » près de l’hôtel Burj Al Arab. Le port de l’émirat a aussi été touché sans faire de victime.
Selon le ministère émirati de la Défense, 137 missiles et 209 drones ont été tirés contre le pays, la plupart ayant été neutralisés. Des fumées ont été observées près de la base d’Al Dhafra, qui accueille des forces américaines, dont la 380e escadre expéditionnaire de l’US Air Force. Les autorités ont évoqué une « escalade dangereuse » et se sont réservé le droit de riposter.
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Au Koweït, 12 personnes ont été blessées et trois militaires touchés lors d’une attaque contre la base aérienne d’Ali Al-Salem, où stationnent des personnels américains et italiens. Un missile aurait causé des dégâts significatifs à la piste. Un drone a également frappé l’aéroport international, provoquant des dommages matériels limités. L’espace aérien a été fermé.
Le Qatar a essuyé samedi 44 missiles et huit drones. Huit personnes ont été blessées. La base d’Al-Udeid, plus grande installation militaire américaine de la région et centre névralgique du commandement américain (Centcom), a subi des dommages sur un système radar longue portée. Doha a dénoncé une « violation flagrante » de sa souveraineté et affirmé se réserver le droit de répondre.
L’Arabie saoudite affirme avoir intercepté des frappes visant Riyad et sa province orientale. Le royaume a condamné « l’agression iranienne » et promis de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour défendre son territoire. Le prince héritier Mohammed ben Salmane a multiplié les contacts téléphoniques avec les dirigeants régionaux afin d’afficher une solidarité commune.
Au Bahreïn, 45 missiles et neuf drones auraient été abattus. Quatre personnes ont été blessées. Un quartier de Manama abritant le siège de la Cinquième flotte américaine a été évacué. L’ambassade américaine a fermé ses portes et les établissements scolaires sont passés à l’enseignement à distance.
Ces frappes simultanées contre des États abritant des bases américaines constituent l’attaque la plus directe de l’Iran contre les partenaires régionaux de Washington. Elles visent autant à répondre aux opérations américaines qu’à démontrer la capacité de nuisance de Téhéran au cœur des infrastructures énergétiques et militaires du Golfe.
La multiplication des théâtres d’impact et la mobilisation coordonnée des monarchies sunnites laissent craindre un engrenage militaire.
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