Bref et martial. Leitmotiv de ce mandat, la missive est tombée sur Truth Social. Dans une vidéo publiée samedi 278 février sur son réseau, Donald Trump a annoncé des frappes contre l’Iran dans le cadre de l’opération Fureur épique. « Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes émanant du régime iranien. » Sans surprise, l’allocution répète un narratif et des arguments déjà connus : la menace du programme nucléaire de la République islamique et ses soutiens à des organisations terroristes.
Un temps, Washington semblait privilégier la voie de la négociation. « Ma préférence va à la résolution de ce problème par la diplomatie », répétait le locataire de la Maison-Blanche dans son discours sur l’état de l’Union. La semaine du 23 février, à Genève, Steve Witkoff et Jared Kushner rencontraient le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, intermédiaire auprès de Téhéran. De nouvelles discussions devaient se poursuivre à Vienne.
Désormais se profile un nouvel affrontement, à la teneur encore inconnue. Car au Moyen-Orient s’est déployé le plus important dispositif aéronaval américain depuis la guerre d’Irak en 2003. « La vie de courageux héros américains pourrait être perdue, et nous pourrions subir des pertes », prévient Donald Trump. En riposte, le régime des mollahs a en effet déjà ciblé les bases militaires américaines de la région, mais aussi l’État d’Israël, également impliqué dans l’opération.