OCDE : vers une croissance mondiale en hausse en 2025 malgré l’incertitude des droits de douane
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Des conteneurs à Osthafen en Allemagne (Photo d’illustration).
Andreas Arnold/dpa via Reuters Connect
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Des conteneurs à Osthafen en Allemagne (Photo d’illustration).
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L’économie mondiale fait de la résistance. Et ce, malgré les droits de douane imposés par Trump à de nombreux pays. Depuis son arrivée au pouvoir en janvier, le président américain a, en effet, instauré des surtaxes douanières à la plupart des partenaires commerciaux des États-Unis, portant à 19,5 % le taux effectif des droits de douane sur les marchandises arrivant sur le marché américain. Un plus haut depuis 1933, selon l’OCDE qui publiait, ce mardi, ses prévisions économiques actualisées.
Et celles-ci se montrent optimistes. En effet, la croissance mondiale est désormais attendue à 3,2 % cette année, un chiffre similaire à celui de 2024 (3,3 %). C’est davantage que l’estimation publiée en juin dernier qui tablait sur 2,9 %.
Dans le détail, les nouvelles prévisions de l’OCDE font également état d’une révision à la hausse de la croissance : +0,2 % pour les États-Unis qui passent à 1,8 % pour 2025. C’est bien moins toutefois que la croissance de 2024 qui se situait à 2,8 %. Quant à 2026, elle est attendue à 1,5 %. +0,2 % aussi pour la Chine (4,9 % en 2025) et pour la zone euro à 1,2 %.
Une progression qui peut s’expliquer par une anticipation des droits de douane américains puisque l’OCDE note une accélération des échanges commerciaux en amont de l’instauration de ces surtaxes. « Les effets, sur la production et les échanges de biens, de l’anticipation de l’instauration de droits de douane plus élevés ont joué un rôle moteur important », indique-t-elle dans son rapport.
Mais ces effets « ne se sont pas encore fait pleinement sentir, du fait que l’application de nombreux changements est échelonnée et que les entreprises répercutent dans un premier temps une partie des majorations sur leurs marges », prévient également l’organisation économique basée à Paris.
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Elle laisse d’ailleurs sa prévision inchangée pour 2026 pour la croissance mondiale à 2,9 %. « Généralement, quand l’économie se porte très bien, la croissance se situe autour de 4 %, donc nous en sommes loin », appuie en outre l’économiste en chef de l’OCDE, Alvaro Pereira, au cours d’un entretien avec l’AFP.
Sans compter que l’organisation signale « des signes de ralentissement » dans la croissance de la production depuis août, notamment en Corée du Sud, en Allemagne et au Brésil. Sur la consommation, l’OCDE observe un ralentissement aux États-Unis, en zone euro et en Chine.
Parmi les autres facteurs de risque identifiés par l’organisation : l’inflation. « On anticipe une inflation un peu plus élevée, surtout aux États-Unis, mais pas seulement, par exemple à travers la hausse des prix alimentaires dans des pays comme le Japon et l’Afrique du Sud », indique Alvaro Pereira.
L’OCDE insiste également sur une inquiétude accrue à l’égard des risques budgétaires, à l’heure du creusement de l’endettement dans la plupart des régions du monde et des tensions sur les taux d’emprunt.
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Une situation qui concerne la France qui doit être « très prudente sur ses finances » dans les années à venir, a estimé Alvaro Pereira. « Il faut tirer les leçons de ce qui s’est passé dans des pays comme l’Italie, le Portugal et d’autres. Ces pays sont revenus à la discipline budgétaire, alors que la France continue d’augmenter » le niveau de sa dette, a-t-il estimé durant son entretien avec l’AFP.
(Avec AFP)
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