Dans le Haut-Languedoc, le français Danone embouteille l’eau minérale naturelle pétillante La Salvetat. Un label que le géant de l'agroalimentaire entend préserver, suite au scandale des eaux Perrier. Et de communiquer sur ses investissements entre 2025 et 2026.La Salvetat-sur-Agout est une petite commune de 1 100 habitants aux confins de l’Hérault, au creux d’une vallée rendue un peu austère par la grisaille de l’hiver. C’est là que se trouve l’usine d’embouteillage d’eau minérale naturelle naturellement gazeuse La Salvetat, l’une des quatre marques d’eau du groupe Danone avec Badoit, Evian et Volvic.
Reconnue eau minérale naturelle en 1848, le précieux liquide de La Salvetat fait alors l’objet d’une exploitation pendant plusieurs décennies, jusqu’en 1930 où celle-ci est stoppée. Le géant agroalimentaire français s’y intéresse, rachète le droit d’exploitation en 1992 et crée l’usine d’embouteillage. Après avoir été durant quatre ans la responsable d’exploitation, Marie Weeks a pris en octobre dernier la direction de l’usine héraultaise d’embouteillage.
Le site est un moteur économique pour ce coin isolé du Haut-Languedoc : avec 69 salariés (460 au niveau national), il est le premier employeur local. Et le groupe Danone revendique une contribution annuelle au développement économique du territoire de 26 millions d’euros (achats, salaires, impôts et taxes), chiffre tiré d’une étude du cabinet Archipel&Co.
4,9 milliards d’euros pour l’activité « eaux »
Danone publiera ses résultats 2025 le 20 février prochain, et en attendant, les salariés sont tenus de se montrer « discrets » sur le moindre chiffre financier… Dans ses indicateurs financiers 2024, Danone affichait un chiffre d’affaires de 27,37 milliards d'euros, dont 4,9 milliards d’euros pour ses activités « eaux ».