Sur son site Internet à destination des entreprises, l'Agence de la transition écologique la définit comme « un véritable trésor énergétique enfoui sous [nos] pieds ». La géothermie de surface est une « technologie innovante [qui] exploite la chaleur naturelle stockée dans les premières couches de la croûte terrestre, jusqu'à 200 mètres de profondeur », écrit encore l'Ademe. La géothermie de profonde étant, elle, comparée à « l'art de puiser la chaleur de la Terre en profondeur [...] une source d'énergie stable, fiable et respectueuse de l'environnement », alimentant les industries et les bâtiments.
Sauf que ces solutions représentent moins de 1 % de la consommation finale de chaleur en 2020 en France, alors que le gisement est disponible localement 24 heures sur 24 sur plus de 85 % du territoire national, rappelle le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), l'établissement public de référence. Tant et si bien que dès février 2023, le gouvernement Borne a lancé le premier plan d'action national avec l'objectif de doubler le rythme d'installation de pompes à chaleur géothermiques et augmenter de 40 % le nombre d'opérations de géothermie profonde avant 2030.