La modulation des réacteurs nucléaires perturbe le calendrier de maintenance
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La modulation nucléaire aurait notamment un impact sur le vieillissement des centrales.
REUTERS - MANON CRUZ - Manon Cruz
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La modulation nucléaire aurait notamment un impact sur le vieillissement des centrales.
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Les variations de la puissance des réacteurs nucléaires, de plus en plus fréquentes en raison du développement des énergies renouvelables et d’une consommation électrique en berne, compliquent déjà la réalisation de certains travaux de maintenance. C’est ce qu’affirme EDF dans son fameux rapport sur la modulation des centrales, attendu pour fin 2025 mais dont la publication a été retardée, ont fait savoir plusieurs sources internes à La Tribune.
En effet, selon le document, ces fluctuations dans la production d’électricité perturbent des opérations de mesure et la conduite d’essais techniques. Le principal écueil concerne les tests qu’EDF doit obligatoirement effectuer à pleine puissance. Car les périodes où les réacteurs fonctionnent durablement à 100 % se font plus rares.
Résultat : certains essais prennent du retard, faute de créneaux disponibles. « Cela rajoute des contraintes en termes d’exploitation sur les réacteurs, notamment sur le respect des périodicités réglementaires et sur la robustesse globale du planning », commente-t-on. Quelques opérations doivent ainsi être reportées lors des arrêts de tranche, bouleversant la planification de la maintenance et générant des coûts supplémentaires.
Selon nos informations, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) aurait alerté plusieurs acteurs du secteur en début d’année sur ce point. Cependant, il ne s’agirait pas à ce stade d’une réelle inquiétude, mais plutôt d’un point de préoccupation.
Pour comprendre ces difficultés, il faut revenir à la nature même des essais concernés. Certains tests de mesure sont réalisés dans des modes de fonctionnement très précis, par exemple à pleine puissance ou à des niveaux de charge définis. « C’est un peu comme tester les performances d’un moteur : pour comparer les résultats, il faut des conditions strictement identiques », illustre-t-on. Lorsque le parc fonctionnait majoritairement en base, c’est-à-dire à puissance constante, ces essais étaient relativement simples à planifier. Aujourd’hui, ils nécessitent une préparation plus fine.
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