Le PDG de Spie, groupe européen de services techniques aux bâtiments, à l’industrie et aux infrastructures, Gauthier Louette, quittera ses fonctions ce jeudi. Son successeur, Markus Holzke, qui s’apprête à devenir directeur général, dévoile, à La Tribune, sa feuille de route.
Transport et distribution d’énergie dans les infrastructures, gestion technique des bâtiments, industrie, solutions pour le bâtiment et services d’information et communication. Ce sont les cinq grands métiers de Spie, autoproclamé «leader européen indépendant des services multitechniques dans les domaines de l’énergie et des télécommunications». Le groupe coté au SBF 120, qui a encore réalisé 10,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, dont 3,6 milliards d’euros en Allemagne, s’apprête à changer de gouvernance.
À l’issue de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de ce jeudi, le P.-D.G. Gauthier Louette, qui avait mené l’introduction en Bourse de la société en juin 2015, tirera sa révérence, touché par la limite d’âge. Pour lui succéder, le conseil d’administration a choisi le patron de Spie Germany Switzerland Austria, Markus Holzke, 52 ans, comme nouveau directeur général. À ses côtés, l’ancien cadre dirigeant d’ADP et de la SNCF, Patrick Jeantet, 66 ans, administrateur indépendant référent depuis 2022, est nommé président non-exécutif.
Entré chez Spie en 1986, vous devenez directeur général en 2003 puis PDG en 2010. À l’heure de passer la main à Markus Holzke, quel bilan tirez-vous de ces vingt-trois dernières années ?
GAUTHIER LOUETTE : Quand je regarde en arrière, je retiens principalement trois choses. Tout d’abord, nous avons réussi à transformer l’entreprise en une entreprise européenne. Le siège social est resté à Cergy dans le Val-d’Oise, mais nous avons désormais une empreinte paneuropéenne et l’Allemagne est devenue notre premier marché. Cet équilibre géographique a rendu l’entreprise beaucoup plus forte.
Ensuite, nous avons introduit Spie en Bourse au terme d’un second LBO le 10 juin 2015. Cela n’a pas été facile, mais à la différence des LBO et des opérations de capital-investissement qui ont une durée de quatre-cinq ans avant de devoir chercher un autre propriétaire, cette entrée sur Euronext nous a apporté de la stabilité de long terme. Il est alors devenu plus facile de piloter la stratégie, grâce à cette base stable.
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