Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »
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Jérôme Garnache-Creuillot, le PDG d’Europlasma
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Jérôme Garnache-Creuillot, le PDG d’Europlasma
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LA TRIBUNE - Le tribunal de Lorient a accepté vendredi la demande de mise en redressement judiciaire pour cessation de paiement de votre filiale La Fonderie de Bretagne (FDB Industries). Vous avez désormais jusqu’au 17 juillet seulement pour réunir 3 millions d’euros. Est-ce réalisable ?
Jérôme GARNACHE-CREUILLOT - Avant toute chose, je tiens à rappeler la raison pour laquelle nous avons demandé que FDB, qui emploie 245 personnes, soit placée sous la protection du tribunal. Nous avons acquis FDB, à la demande de l’État je le précise, alors que la société était en faillite. Nous avons commencé à réorienter son activité de l’automobile, un marché fortement en déclin et à très faibles marges, vers la défense. Nous avons réussi à résoudre un problème de management (le directeur général a été révoqué en octobre, ndlr), nous avons réussi à relancer la production, puis est intervenu l’incendie du nouveau four, qui a totalement remis en cause le calendrier initial.
Cela a été le cas aussi pour nos autres sociétés pour des raisons externes depuis que nous reprenons des entreprises, toutes en difficultés, nous avons connu deux crises énergétiques, une pandémie et deux guerres.
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Pour FDB, personne n’est en mesure de financer un arrêt de production de six mois, surtout pas avec des charges de personnel équivalents au chiffre d’affaires, soit 12 millions d’euros. Nous sommes déterminés à trouver une solution pour FDB, notre autre filiale Les Forges de Tarbes et potentiellement également Satma (en redressement judiciaire depuis le 2 juin, ndlr), puisque nous prévoyons de céder tout le pôle défense produisant des corps creux d’obus. Malgré le délai serré, nous sommes confiants car nous négocions avec un industriel français depuis avril, mais il y a d’autres candidats. Pour inspirer confiance au repreneur, nous espérons que Renault pourra libérer le montant nécessaire de la fiducie dotée de 25,8 millions d’euros, comme nous avions préconisé de le faire dès le début …