L’IA générative pour entraîner et évaluer les compétences des étudiants en médecine
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kevin Yauy, médecin généticien et responsable du laboratoire d’IA générative au CHU de Montpellier
CHU de Montpellier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kevin Yauy, médecin généticien et responsable du laboratoire d’IA générative au CHU de Montpellier
CHU de Montpellier
L’hybridation numérique et santé se concrétise un peu plus tous les jours. Depuis la rentrée 2025, le premier cycle des études de santé intègre obligatoirement des enseignements en intelligence artificielle. Mais si 89,5 % des étudiants en santé utilisent déjà l’IA, 70 % se considèrent encore comme débutants et seulement 30 % l’utilisent plusieurs fois par semaine, selon un récent sondage de l’InEs, Institut dédié à l’enseignement, au développement de l’e-santé.
S’ils sont nombreux à estimer que l’IA jouera, dans les années à venir, un rôle clé dans le secteur médical, beaucoup craignent que son utilisation ne bénéficie pas à la relation soignant-patient et, pire, qu’elle pourrait même la détériorer. A cela s’ajoutent d’autres freins - fiabilité des systèmes et risques d’erreur, confidentialité des informations médicales et protection des données, etc. - et une remise en question pédagogique.
En 2022, alors que la réforme du second cycle des études médicales en France introduit l’examen clinique objectif structuré (ECOS) au sein des épreuves nationales, avec pour objectif de vérifier la capacité d’analyse et de raisonnement des étudiants, Kevin Yauy et son équipe ont l’idée de développer, en partenariat avec le CHU, l’Université de Montpellier et l’entreprise Compute I/Ol, la plateforme DocSimulator.