EPR de Flamanville : EDF anticipe une puissance bridée jusqu'en 2031
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Vue sur l'EPR de Flamanville à l'arrêt depuis le mois de juin.
AFP - LOU BENOIST
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Vue sur l'EPR de Flamanville à l'arrêt depuis le mois de juin.
AFP - LOU BENOIST
Ce ne sont que cinq petites lignes dans un document de plus de 200 pages. Mais celles-ci ont toute leur importance. Dans son rapport consacré au coût du nucléaire, publié mardi 30 septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) aborde la question de la puissance électrique de l’EPR de Flamanville 3, dont le redémarrage a récemment été repoussé à la mi-octobre, après moult décalages depuis sa mise à l’arrêt en juin dernier suite à la survenue d'une fuite au niveau d'une soupape de protection du circuit primaire.
Le régulateur de l’énergie explique que la production de Flamanville 3 est difficile à prévoir en raison du niveau d’incertitude sur le calendrier de la poursuite des essais du réacteur. Surtout, il précise qu’en matière de « puissance nominale électrique finale de l’EPR, EDF a déclaré à la CRE une puissance inférieure de 35 mégawatts (MW) à la puissance déclarée dans le cadre des données publiques ».
Le document révèle ainsi que l'électricien retient, dans son modèle de production pour la période 2026-2031, une puissance de 1585 MW, contre une puissance de 1620 MW déclarée officiellement auprès de Remit, une réglementation européenne qui a pour but de garantir l’intégrité et la transparence des marchés de gros de l’énergie.
Ce niveau de puissance repose sur « l'hypothèse d’un rendement final de l’EPR inférieur à celui anticipé initialement », écrivent les auteurs du rapport, tout en regrettant « l'absence de document public attestant d’un bridage de la puissance électrique lié à un rendement détérioré ». Une absence de communication qui a contraint la CRE à baser ses hypothèses de projection de production sur la puissance théorique de 1620 MW.
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Interrogé par La Tribune, EDF indique que « la puissance précise de Flamanville 3 » ne sera connue qu'à « l'issue de la phase d'essais », attendue d'ici à la fin de l'automne. « L'écart entre la puissance publiée sur Remit et celle retenue par EDF dans ses simulations n'est pas de nature à avoir un impact significatif » ajoute l'électricien.
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