Nucléaire : EDF prolonge l’arrêt de l’EPR de Flamanville
Juliette Raynal
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Situé dans la Manche, l'EPR de Flamanville est le 57ème réacteur du parc atomique tricolore.
Juliette Raynal pour La Tribune
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Situé dans la Manche, l'EPR de Flamanville est le 57ème réacteur du parc atomique tricolore.
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Le redémarrage de l'EPR de Flamanville (Manche) est désormais prévu pour le 13 août a indiqué EDF à La Tribune, confirmant les informations de France Info. L'arrêt du réacteur normand est donc prolongé de six semaines. « Suite à des analyses, le réacteur de Flamanville 3 est maintenu à l'arrêt pour procéder à l'usinage de pièces des soupapes du circuit primaire principal », précise l'électricien.
La tranche nucléaire, d'une puissance de 1 650 mégawatts (MW), devait initialement redémarrer ce mercredi 2 juillet à 23 heures. Le réacteur avait été arrêté le 19 juin dernier, après la survenue d'une fuite sur une soupape de protection du circuit primaire, comme le révélait La Tribune le 25 juin.
Cette soupape est un matériel de sûreté dont le rôle est d'assurer la protection du circuit primaire contre les surpressions à chaud et à froid. Le circuit primaire principal est muni, au total, de trois soupapes de sûreté pilotées et installées au sommet du pressuriseur. Lequel permet de maintenir la pression du circuit primaire. Concrètement, cet équipement permet d'écrêter la pression. « Le circuit primaire est conçu pour résister à une certaine pression. Pour éviter qu'il n'éclate ou qu'il ne s'endommage à la suite d'une pression trop importante, la soupape s'ouvre automatiquement afin que la pression s'évacue et que l'intégrité du circuit soit préservée », exposait Julien Collet, directeur général adjoint de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), sollicité par la rédaction le 25 juin dernier.
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En temps normal, le clapet est donc fermé de manière étanche afin que la pression reste maintenue dans le circuit primaire. Or, l'étanchéité, qui constitue un prérequis pour poursuivre la montée en puissance du réacteur, n'était plus assurée. Dans un premier temps, les équipes d'EDF ont tenté de surmonter cet écueil par des manœuvres d'exploitation. Cette première approche n'ayant pas été concluante, l'électricien est désormais contraint d'intervenir directement sur l'équipement. Lequel était déjà dans le collimateur du gendarme du nucléaire, comme le montre notamment un courrier de l'autorité de sûreté de novembre 2023. « Des difficultés de qualification ont mis en évidence un équipement particulièrement sensible », reconnaît Julien Collet.
Juliette Raynal