Les coûts de production du nucléaire ne grimpent pas, au grand dam d’EDF
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Un agent EDF devant une centrale nucléaire.
AFP
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Un agent EDF devant une centrale nucléaire.
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Avec la crise de l’énergie, une question épineuse a imprégné le débat public : comment faire en sorte que l’électricité nucléaire, dont bénéficient les Français grâce aux 57 réacteurs répartis sur le territoire, soit cédée à un prix proche de son coût de production plutôt qu’en fonction des aléas du marché ? Pour y répondre, encore faut-il connaître ce fameux coût, de manière à déterminer à partir de quel prix de vente EDF devra redistribuer ses marges. C’est ce qu’a calculé la Commission de régulation de l’énergie (CRE), après des premiers travaux menés en 2023. Or, au grand dam de l’énergéticien, le chiffre reste en deçà de ses propres estimations.
Le régulateur évalue ainsi le coût complet du nucléaire à 60,30 euros du mégawattheure (MWh) sur la période 2026-2028, en euros 2026, puis à 63,40 euros du MWh sur la période 2029-2031. De son côté, EDF estime le coût complet du nucléaire à 64,40 euros du MWh pour la première période et à 67,70 euros pour la seconde. À titre de comparaison, lors de ses précédents travaux menés en 2023, le régulateur avait arrêté un coût complet de 60,70 euros du MWh en euros 2022.
Si l’écart est si faible entre les deux évaluations du régulateur, malgré l’inflation et la prise en compte de l’EPR de Flamanville, c’est principalement en raison de la mise en place d’une nouvelle méthodologie de calcul, souhaitée par l’exécutif et arrêtée dans le cadre d’un décret publié le 5 septembre dernier. « Alors qu’en 2023, nous prenions en compte des briques extra-comptables, ce n’est désormais plus le cas », a expliqué la présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon, soulignant « un impact significatif » de l’ordre de « 5 euros du mégawattheure ».
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Parmi ces briques extra-comptables, on retrouve notamment « la perte d’opportunités sur les actifs consacrés ». Ce paramètre est directement lié à l’obligation pour EDF d’investir un certain montant sur des placements considérés comme sûrs, et dont le taux de rémunération est inférieur à celui de placements plus risqués.