Le chantier est entré « vraiment dans sa phase opérationnelle », indiquent la préfecture et EDF. À l’arrière-plan, on distingue les premiers bâtiments techniques à être sortis de terre.
Les travaux visant à préparer l’arrivée de la première paire d’EPR2 montent en cadence dans le site de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), mais aussi dans les localités environnantes.
La décision finale d'investissement n'interviendra pas avant un an, au mieux. Et la mise en service n'est plus envisagée qu'en 2038 (au lieu de 2035). Mais autour de la centrale de Penly, choisie pour abriter la première paire de réacteurs nucléaires pressurisés (EPR2) de la génération post Flamanville, il ne se trouve pas grand monde pour douter de leur arrivée. Il faut dire que, sur le site, les travaux préparatoires, permis par la loi d'accélération du nucléaire, montent en cadence.
La valse des bulldozers et des pelleteuses est là pour en témoigner. Le chantier, sous maîtrise d'œuvre d'Eiffage, a franchi, en juin, la barre du millier de travailleurs pour entrer « vraiment dans une phase opérationnelle », relate le dernier baromètre coédité par la préfecture de Normandie et EDF.
Signe de cette accélération, sur le terrain, les cols bleus seront bientôt plus nombreux que les cols blancs, jusqu'ici majoritaires. « Le besoin d'ouvriers et de techniciens commence à se voir dans les recrutements et va aller en s'amplifiant », indique la même source.
Un appel d'air dans l'immobilier
Dans les communes alentour aussi, le tempo s'accélère, d'autant qu'EDF a revu à la hausse le besoin de main-d'œuvre prévue initialement au pic d'affluence, à l'aune du retour d'expérience sur le chantier britannique de Hinckley Point. De 8 000 salariés attendus à l'origine, les projections tablent désormais sur 10 000 collaborateurs, dont environ les deux tiers viendront d'ailleurs.
De quoi provoquer un grand appel d'air dans cette portion du littoral de Seine-Maritime où la pression immobilière s'est accrue depuis la pandémie de Covid. Pour éviter d'assécher ce marché déjà tendu, les collectivités se décarcassent, aiguillonnées par les aides publiques prévues par la « démarche grand chantier » enclenchée par l'État dès 2023.
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