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Energie et IndustrieEnergie

Moyen-Orient : baril après baril, la production de pétrole s’assèche

latribune.fr

Publié le 11 mars 2026 à 11:57

Aramco a mis en garde contre les " conséquences catastrophiques " pour le marché pétrolier mondial en cas de prolongation de la fermeture du détroit d'Ormuz.

Aramco a mis en garde contre les " conséquences catastrophiques " pour le marché pétrolier mondial en cas de prolongation de la fermeture du détroit d'Ormuz.

AJ/MOS - REUTERS - REUTERS - Ahmed Jadallah

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Les frappes sur les raffineries et la fermeture du détroit d’Ormuz ralentissent progressivement la production de pétrole du Golfe, faisant craindre un autre effet domino sur les prix mondiaux.

Au cœur de la crise, le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), est quasiment paralysé. L’Iran a décrété le 2 mars que cette étroite voie maritime était désormais fermée et a prévenu qu’il tirerait sur tout navire tentant de l’emprunter. Treize navires ont déjà été attaqués dans le secteur, dont trois sur la seule journée du 11 mars, selon l’organisme spécialisé United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO).

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Réduction de la production

Les conséquences sur la production sont tout aussi préoccupantes. En Arabie saoudite, premier exportateur mondial, la production n’a été réduite que marginalement, à environ 9,8 millions de barils par jour (bpj), contre un quota Opep de 10,1 millions. Mais des mesures ponctuelles perturbent le flux des hydrocarbures : la raffinerie de Ras Tanura, d’une capacité de 550.000 bpj, a été suspendue puis frappée à nouveau le 4 mars, et des chargements de brut sont redirigés vers le port de Yanbu sur la mer Rouge. Aramco a mis en garde contre les « conséquences catastrophiques » pour le marché pétrolier mondial en cas de prolongation de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Aux Émirats arabes unis, ADNOC a provisoirement fermé sa raffinerie de Ruwais (922.000 bpj) après un incendie causé par une frappe de drone. Le port de Fujaïrah, l’un des plus importants sites de stockage de brut au monde, a également été touché par un incendie. Au Koweït, la Kuwait Petroleum Corporation a commencé à réduire sa production et a déclaré une situation de force majeure le 7 mars.

1,9 million de barils par jour

En Irak, la production des grands gisements du sud est passée de 4,3 à 1,3 million de bpj, soit une chute de 70 %. Dans le Kurdistan irakien, plusieurs compagnies ont suspendu leurs extractions, interrompant l’exportation de 200.000 bpj vers la Turquie. Le Qatar a suspendu le 2 mars l’activité de ses sites de GNL, qui approvisionnent environ 20 % du marché mondial du gaz naturel, et déclaré une situation de force majeure sur les chargements le 4 mars.

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L'Asie en première ligne

La perturbation des infrastructures de transport accentue la tension. Les grands assureurs maritimes annulent désormais la couverture pour risque de guerre pour les bateaux naviguant dans les eaux iraniennes, du Golfe et adjacentes, ce qui augmente encore le coût des expéditions et ralentit la circulation du pétrole et du GNL.

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latribune.fr

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