Réseau de chaleur à Paris : 15 milliards d’euros au cœur des tensions
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Centrale géothermique de Paris dans le XVIIè arrondissement
C. A. pour La Tribune
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Centrale géothermique de Paris dans le XVIIè arrondissement
C. A. pour La Tribune
C’est le plus gros marché public de la capitale depuis la réélection d’Anne Hidalgo en 2020 : Paris vient d'attribuer, ce mercredi 17 décembre, moyennant 15 milliards d’euros et pour une durée de vingt-cinq ans, la concession de son réseau de chaleur urbain à Dalkia, Eiffage et RATP Solutions Ville. Dès le 1er janvier 2027, le groupement succédera à la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU), en place depuis 1927, appartenant aux 2/3 à Engie et à 1/3 à la Ville.
La future société d’économie mixte à opération unique (Semop) sera détenue à 51 % par l’opérateur retenu, à 34 % par la Ville et à 15 % par la Banque des territoires. Elle sera présidée par un élu parisien, afin de garder une minorité de blocage, et investira près de 3,4 milliards d’euros d’ici au 1er janvier 2052. Cette somme couvrira l’indemnité de fin de contrat, le rachat des douze centrales de production et le verdissement du mix énergétique.