Poursuivant son pari sur cette énergie encore en devenir, le groupe héraultais Qair termine son usine de production d’hydrogène renouvelable à Port-la-Nouvelle. À compter du 15 décembre, elle produira ses premières molécules, dans un contexte de débouchés et d’usages encore incertain.Qair, énergéticien héraultais, est prêt : le 15 décembre, son unité de production d’hydrogène renouvelable, baptisée Hyd’Occ, sera mise en service à Port-la-Nouvelle et produira ses premières molécules, en phase de test. A proximité du port où se construisent les éoliennes en mer des deux fermes-pilotes occitanes, l’usine du groupe s’étale sur une emprise foncière de 5,6 hectares, avec d’un côté l’unité de production, de l’autre l’espace logistique qui accueillera les camions chargés d’approvisionner les stations de distribution.
Le groupe, engagé dans les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre et en mer, énergie hydroélectrique et hydrolienne, valorisation de déchets, stockage et hydrogène renouvelable), revendique aujourd’hui 1,7 gigawatt (GW) de capacité en opération ou en construction, un pipeline de 34 GW dans 20 pays et 780 collaborateurs. Sous l’impulsion de son fondateur Jean-Marc Bouchet, Qair fait le pari de l’hydrogène et a investi dans cette usine audoise quelque 85 millions d'euros, subventionnés par la Région Occitanie, l’Ademe et l’Europe.
2 700 tonnes par an
Cette première tranche de l’unité de production, d’une capacité d’électrolyse de 20 mégawatts (MW), permettra de produire 2 700 tonnes d’hydrogène par an. Soit un passage en mode industriel.
Il existe par ailleurs en France deux autres usines plus petites, de 500 tonnes par an chacune et exploitées par l’entreprise Lhyfe, l’une à Bouin (en Vendée, avec une capacité d’électrolyse de 1 MW) et l’autre à Bessières (Haute-Garonne, dotée d’un électrolyseur de 5 MW). Enfin, l’usine Normand'Hy est en cours de construction à Port-Jérôme en Normandie par Air Liquide, et pourrait être livrée dans deux ans avec un électrolyseur d'au moins 200 MW.