Nucléaire : EDF mise sur ses vieux réacteurs pour produire (un peu) plus
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S'il était déjà annoncé publiquement, le feu vert donné à ce programme aurait surpris en interne.
REUTERS - PASCAL ROSSIGNOL
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S'il était déjà annoncé publiquement, le feu vert donné à ce programme aurait surpris en interne.
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Produire plus sans construire plus. À défaut d’ériger de nouveaux réacteurs à court terme, EDF cherche à tirer davantage d’électricité de ses centrales existantes. D’après nos informations, Bernard Fontana, à la tête de l'entreprise, a fait valider par le Conseil d’administration un plan d’investissement visant à augmenter la puissance des réacteurs nucléaires de 900 mégawatts (MW), le plus ancien palier du parc français.
Concrètement, le projet repose sur un programme de maintenance et de modernisation portant sur 11 rotors basse pression de turbines équipant les réacteurs de 900 MW. Celui-ci a été confié à Arabelle Solutions, la filiale industrielle d’EDF connue pour son emblématique usine de Belfort.
L'opération consistera à remplacer les ailettes des turbines, ces équipements qui orientent le flux de vapeur afin d’en extraire un maximum d’énergie mécanique. Sans toucher au cœur nucléaire, le groupe espère ainsi améliorer la conversion de la chaleur en électricité, et par là même gagner quelques mégawatts par tranche. Au total, le potentiel maximal est estimé à 1,6 terawattheure (TWh) supplémentaires entre 2026 et 2031, selon des projections internes. Un chiffre à comparer aux 361 TWh d’électricité nucléaire produits l’an dernier.
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Ce n’est pas une première. Entre 1999 et 2016, EDF avait déjà procédé à des augmentations de puissance sur 9 des 32 réacteurs du palier 900 MW, via des améliorations similaires sur les turbines.