Biomatériaux : l’algue, un futur maillon de la chaîne du bâtiment
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Les algues vertes.
ZEUS - ZUMA Press Wire via Reuters Conn - Represented by ZUMA Press, Inc. - Matthieu Mirville
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Les algues vertes.
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La feuille de lin, la peinture à la caséine, la colle naturelle sans solvant, à base de latex, les châssis en bois avec kraft et toile, la peinture et les vernis à base d'algue : ces matériaux bio-sourcés sont aujourd’hui intégrés dans les pratiques des ateliers de la Comédie française.
Tout au long de cette saison, les équipes chargées des décors de la compagnie ont été accompagnées par le bureau d’études breton Kaïros, dans la recherche de matériaux alternatifs à faible impact pour la peinture, la sculpture et la structure des décors. C’est par ce biais, que la société rennaise Algo Paint est entrée à la Comédie française, où elle teste ses peintures à base d’algues bretonnes, 100% naturelles et quasiment sans COV.
« Kairos s’intéresse à l’éco-conception et aux alternatives aux matériaux issus de la pétrochimie, notamment dans la course au large. La Comédie française construit beaucoup et avait un vrai souci d’utilisation de matières et de matériaux », décrit Sophie Verceletto. La cofondatrice du bureau d’études avec son conjoint, le navigateur Roland Jourdain s’exprimait lors d’une table ronde dans le cadre du premier salon national de l’algue, organisé dimanche et lundi 23 et 24 novembre à Rennes.
« On a démarré sur l’idée de remplacer la fibre de carbone par de la fibre de lin. C’est à ce moment-là qu’on s’est intéressé aux algues pour solidifier le composite. Grâce à Algo Paint, nous avons aussi utilisé la peinture aux algues sur notre bateau ambassadeur, We Explore. De là est née notre collaboration », a-t-elle relaté.
Les biomatériaux durables apparaissent, selon les professionnels, comme la prochaine grande filière en développement. Mais l’économie de l’algue telle qu’ils la préfigurent, passera, entre autres, par beaucoup de coopération industrielle et une forte valeur ajoutée apportée aux produits.
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« Si l’algue est utilisée plusieurs fois par plusieurs industriels successifs qui vont chercher des matières premières différentes pour la cosmétique, les bio-stimulants agricoles, la pharmacie, le prix de l’algue ne sera plus vraiment l’enjeu. Et il est possible que la filière des biomatériaux soit le dernier maillon de cette chaîne. À la fin, le coproduit pourra notamment être utilisé dans les biomatériaux, en isolation, design d’intérieur, peintures », anticipe Frédéric Faure, président d’Algility et trésorier du cluster Algues Bretagne.
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