Guerre au Moyen-Orient : pourquoi le litre de diesel flirte déjà avec les 2 euros
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le gazole est un carburant bien plus sensible aux tensions géopolitiques.
d
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le gazole est un carburant bien plus sensible aux tensions géopolitiques.
d
Il n’a fallu que quelques jours à peine pour que les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient se matérialisent très concrètement aux yeux des automobilistes français. « Pour le gazole, la moyenne observée aujourd’hui est de 2 euros le litre », indique à La Tribune Emmanuel Ampaud, à la tête de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C), représentant les professionnels de la distribution des énergies hors réseaux et les stations-service indépendantes. Ce même litre était vendu en moyenne 1,7 euro la semaine dernière, selon les données de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).
Comment expliquer cette rapide et nette hausse à la pompe alors que le prix du baril de pétrole n’a augmenté « que » d’environ 13 % depuis le début du conflit ? « En réalité, les cotations des produits finis ont enregistré des hausses bien plus importantes. L’indice Platt’s, coté à la Bourse de Rotterdam et qui regroupe les produits pétroliers finis en Europe, a augmenté d’environ 30 % depuis vendredi dernier », expose Emmanuel Ampaud. La cotation pour le gazole, elle, a pris 46 % depuis vendredi, rapporte l’Union française des industries pétrolières (Ufip). La hausse est bien plus mesurée pour la cotation de l’essence sans plomb 95, laquelle a grimpé d’environ 10 % depuis vendredi dernier. Ainsi, le prix à la pompe pour le SP 95 s'élève aujourd’hui à 1,77 euro, en moyenne, soit 5 centimes de plus que le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.