Génie parasismique : Everenn veut profiter de la relance du nucléaire français
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Everenn est déjà très présent dans l'ingéniérie nucléaire.
Everenn
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Everenn est déjà très présent dans l'ingéniérie nucléaire.
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Par sa taille, l’acquisition du cabinet aindinois Stabilis, spécialisé en génie parasismique et en simulation numérique avancée de structures avec ses 4 salariés, pourrait paraître bien modeste au regard de la taille du groupe francilien Everenn, avec ses 700 salariés et ses 70 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Pourtant, cette opération pourrait constituer pour Everenn (un groupe d’ingénierie positionné, avec ses principales filiales SITES et Vibratec, sur les questions de durabilité des infrastructures et des équipements sensibles), un tremplin significatif dans le secteur nucléaire, marché sur lequel il réalise déjà 50% de son chiffre d’affaires.
SITES, qui se présente comme le leader mondial du contrôle et suivi préventif de grandes structures (centrales nucléaires, ponts, barrages), intervient déjà sur les enjeux sismiques du nucléaire en France et à l’international : équipements de monitoring couplés à des systèmes de sécurité d’arrêt automatique par exemple, inspections périodiques commanditées par les exploitants d’installations nucléaires.
L’acquisition de Stabilis va lui permettre d’intégrer de nouvelles compétences autour des calculs et des simulations numériques.
L’enjeu business est important pour Everenn : il s’agit de renforcer ses positions auprès des grands donneurs d’ordres, dans un contexte de relance du nucléaire français et de prolongation de la durée de vie des centrales. La PPE 3 (Programmation Pluriannuelle de L'Energie), présentée le mois dernier par Sébastien Lecornu, a acté le choix de la relance nucléaire avec un objectif de production à 380 TWh/an en 2030 et 420 TWh/an en 2035, contre 360-400 TWh auparavant. Cette relance prévoit notamment la prolongation des réacteurs existants et la construction de 14 nouveaux EPR (dont 8 en option).