Éolien en mer : le défi colossal de RTE pour relier les parcs au réseau
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Selon RTE, le raccordement pourrait correspondre à 30 à 40 % des coûts complets de l’éolien en mer.
SM - REUTERS - Stephane Mahe
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Selon RTE, le raccordement pourrait correspondre à 30 à 40 % des coûts complets de l’éolien en mer.
SM - REUTERS - Stephane Mahe
Le 10 avril dernier, une page s’est discrètement tournée au large de Leucate, dans l'Aude. À 16 kilomètres des côtes, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, RTE, a finalisé le raccordement des 3 éoliennes flottantes EFGL, les premières autorisées en Méditerranée. Soit le point final de la « bande des neuf », ces projets historiques de parcs éoliens issus de la première programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE1), datée de 2016.
Et pour cause, construire et assembler les mâts et les pales ne suffit pas : encore faut-il les relier au réseau électrique national, via des câbles sous-marins et des postes dédiés. En tout, le raccordement de cette première vague aura pris quatre ans et coûté 1,6 milliard d'euros, pour 3 gigawatts (GW) de capacité installée, a précisé RTE jeudi. Or, le plus gros reste à faire : selon la PPE3 publiée en février, la France cible désormais 18 GW d'éolien en mer en 2037, 26 GW en 2040 et « au moins » 45 GW en 2050. Il y a un an, RTE chiffrait déjà le raccordement de 22 GW à 37 milliards d'euros en euros constants de 2024.