Habshan, l’un des plus grands complexes gaziers au monde, ne retrouvera pas son plein régime avant 2027
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Selon la compagnie émiratie Adnoc Gas, 60 % des capacités de traitement ont été rétablies à ce stade.
SEC/JG - REUTERS - Stringer .
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Selon la compagnie émiratie Adnoc Gas, 60 % des capacités de traitement ont été rétablies à ce stade.
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Le principal complexe gazier des Emirats arabes unis ne reviendra pas à pleine capacité avant 2027. Une perspective qui illustre la profondeur des perturbations provoquées par la guerre au Moyen-Orient et fait écho à l’avertissement lancé la veille par le patron d’Aramco, qui évoquait le « plus grand choc énergétique » jamais connu.
Le groupe Adnoc Gas a annoncé mardi que le complexe gazier de Habshan, à Abou Dhabi, ne retrouverait sa pleine capacité qu’en 2027 après les frappes iraniennes subies début avril dans le Golfe. Le site, l’un des plus grands complexes de traitement de gaz au monde, avait été visé à deux reprises par Téhéran en riposte à l’offensive israélo-américaine contre la République islamique. Les frappes contre le complexe de Habshan avaient fait un mort et sept blessés.
Selon la compagnie émiratie, 60 % des capacités de traitement ont été rétablies à ce stade. L’objectif est désormais d’« atteindre 80 % de rétablissement d’ici à la fin de 2026, avec un retour à la pleine capacité en 2027 ».
Cette échéance rejoint presque mot pour mot les craintes formulées la veille par le PDG du groupe saoudien Aramco, Amin Nasser. « Même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027 », avait-il déclaré.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux en temps normal, reste au cœur des inquiétudes des marchés énergétiques. Son blocage partiel par l’Iran a désorganisé les flux d’approvisionnement et provoqué une envolée des prix du pétrole et du gaz.
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Dans ce contexte, Adnoc Gas a vu son bénéfice net reculer de 15 % sur un an au premier trimestre, à 1,1 milliard de dollars. Le groupe évoque des « perturbations majeures dans le secteur de l’énergie et du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ». La compagnie estime que les conséquences du conflit continueront de peser sur ses résultats au deuxième trimestre, avec un impact financier compris entre 400 et 600 millions de dollars si « les opérations maritimes reviennent à la normale avant la fin » de la période.
Malgré la baisse des volumes traités, la flambée des prix du gaz pourrait toutefois amortir le choc. Le groupe anticipe ainsi un bénéfice annuel compris entre 3,5 et 4 milliards de dollars en 2026, contre 5,2 milliards l’an dernier.
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