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Crise du pétrole : le PDG d’Aramco alerte sur un choc mondial « sans précédent » avec des conséquences possibles « jusqu’en 2027 »

latribune.fr

Publié le 11 mai 2026 à 15:46

Pour le PDG d'Aramco, Amin Nasser, la situation est "inédite" pour l'industrie pétrolière mondiale.

Pour le PDG d'Aramco, Amin Nasser, la situation est "inédite" pour l'industrie pétrolière mondiale.

/FW1FP/Bernadette Baum - REUTERS - Hamad I Mohammed

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Face à une perte d’approvisionnement « d’environ un milliard de barils de pétrole », le patron d’Aramco prévient que les déséquilibres pourraient se prolonger sur le moyen terme.

Le marché pétrolier mondial pourrait ne pas retrouver son équilibre avant 2027. C’est le scénario alarmant avancé par le patron du géant saoudien Aramco, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient qui continue de perturber les flux énergétiques internationaux et de faire flamber les prix.

Lors d’un échange avec des investisseurs, le PDG Amin Nasser a décrit une situation inédite pour l’industrie pétrolière mondiale, évoquant le « plus grand choc énergétique » jamais connu. « Même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027 », a-t-il affirmé.

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Au cœur de cette tension, le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a entraîné la fermeture partielle du détroit par Téhéran en représailles, provoquant une contraction brutale de l’offre mondiale. Le choc est d’autant plus violent que les stocks stratégiques mondiaux ont été largement entamés par plusieurs mois de perturbations. Amin Nasser estime que le marché a déjà subi « une perte d’approvisionnement sans précédent d’environ un milliard de barils de pétrole », un déficit partiellement compensé par des routes alternatives, mais insuffisant pour absorber la tension sur les prix.

Dans ce contexte, le baril de Brent a connu une forte volatilité, atteignant en moyenne près de 100 dollars en mars, contre environ 70 dollars avant le déclenchement des hostilités, avec des pics à 120 dollars.

Des infrastructures sous pression dans le Golfe

Au-delà du détroit d’Ormuz, les infrastructures énergétiques du Golfe ont également été prises pour cible. Des installations pétrolières en Arabie saoudite ainsi que l’oléoduc est-ouest d’Aramco ont été touchés dans le cadre des représailles iraniennes aux frappes américano-israéliennes.

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Aramco a par ailleurs annoncé une hausse de 25,5 % de son bénéfice net au premier trimestre, portée par la flambée des prix du brut dans un marché sous tension.

Un risque de rationnement prolongé

Au-delà de la crise immédiate, le groupe pétrolier anticipe une phase prolongée de déséquilibre. « Nous prévoyons que le rationnement de la demande se poursuivra tant que l’approvisionnement par le détroit d’Ormuz restera perturbé », a expliqué Amin Nasser, qui avertit aussi d’un possible rebond violent de la demande en cas de retour à la normale.

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Selon lui, la réouverture complète des flux maritimes pourrait déclencher une forte vague de reconstitution des stocks stratégiques par les États et les compagnies énergétiques, accentuant temporairement la pression sur l’offre mondiale. « Si le commerce et le transport maritime reprennent normalement, nous anticipons une forte reprise », a-t-il ajouté.

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