Selon le dernier rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie, si la demande en renouvelables connaît une hausse sans précédent dans le monde, celle du pétrole ne va pas s'effondrer pour autant. Explications.Ce document était attendu par les décideurs politiques et économiques présents à la COP30, qui a démarré lundi au Brésil. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié ce mercredi son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales (World Energy Outlook 2025).
L’idée de ce travail est de donner une idée de la trajectoire du mix énergétique mondial d’ici à 2050 selon trois scénarios possibles : l’un est basé sur les politiques déjà en place dans les pays, déclinant une vision « prudente » du rythme de la transition énergétique ; un autre inclut les mesures à adopter pour atteindre la neutralité carbone en 2050, et le dernier est un scénario « médian » incluant les mesures annoncées par les États, mais pas encore mis en application.
Deux enseignements importants sont à retenir dans ce rapport. Le premier n’est pas nouveau, puisque l’AIE l’avait déjà constaté l’année dernière : les énergies renouvelables, tirées par le solaire photovoltaïque, voient leur demande croître toujours plus. Cette année, l’agence indique même que cette hausse se fait « plus rapidement que toute autre source majeure d’énergie », et ce, « dans tous les scénarios ». Les ENR devraient ainsi représenter près de 80 % des nouvelles capacités électriques installées d’ici à 2030. Soit environ 4 600 gigawatts supplémentaires dans le monde par rapport à 2024.
La demande en pétrole résiste
Mais le rapport de l’AIE semble se montrer plus prudent sur la trajectoire de baisse des énergies fossiles. « La demande fossile ralentit, mais ne s’effondre pas », résume le document. Dans un scénario qui considère les politiques énergétiques actuelles, l’agence basée à Paris estime donc que la demande mondiale de pétrole continuerait de croître jusqu’en 2050, passant d’environ 100 millions de barils par jour en 2024, à près de 113 millions en 2050.