Est-ce un nouveau coup de frein à la compétitivité française ? Dans son projet de loi de finances 2026, le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoit une taxe sur les déchets plastiques non recyclés. Dénommée « Verdissement de la fiscalité sur les déchets », elle pourrait coûter jusqu’à 150 euros par tonne de déchets plastiques non recyclés en 2030 et 30 euros dès 2026.
Elle sera réglée par les metteurs en marché, autrement dit les enseignes qui commercialisent des produits utilisant ces emballages plastiques, dont les bouteilles. Sont ainsi particulièrement concernés les acteurs de l’agroalimentaire ou de la cosmétique pour ne citer que ces exemples. Mais cette initiative politique ne convient pas à l’industrie française de la plasturgie, qui voit dans cette démarche une menace directe pour sa pérennité.
Selon le syndicat, qui porte la voix de 1400 entreprises et 211 000 salariés, la Commission européenne facture à l’Hexagone 800 euros chaque tonne de déchets plastiques non recyclés. Résultat, la France a versé en 2023 pas moins de 1,56 milliard d’euros pour cette taxe, devenant ainsi le mauvais élève européen. Rien de surprenant, avec seulement 25,9 % de plastique recyclé en 2023, selon des chiffres gouvernementaux, contre plus de 41 % pour la moyenne européenne.