Le chimiste Kem One, qui dispose notamment d'un site à Saint-Fons (Rhône), était empêtré dans une dette de 720 millions d'euros.
DR Julien Rambaud
Accablé par l'explosion de sa dette, le chimiste Kem One, acquis par le fonds américain Apollo en 2021, vient de signer un accord de principe avec ses principaux partenaires financiers qui acte la restructuration de sa dette et l'injection de 100 millions d'euros.
Empêtré dans une dette de 720 millions d'euros, impossible à absorber au vu du contexte conjoncturel et concurrentiel actuel, le spécialiste du PVC Kem One pourrait finalement voir une porte de sortie se dessiner. La direction confirme avoir signé, ce lundi, un accord de principe avec ses principaux partenaires financiers « destiné à renforcer les fonds propres de l’entreprise, à réduire son endettement de près de 80 % et à sécuriser ses liquidités à court et moyen terme».
Celui-ci implique notamment la réduction de la dette à hauteur de 80%, l'injection de 100 millions d'euros dans la société et l'éviction du fonds américain Apollo, qui avait repris Kem One aux mains d'Alain de Krassny en 2021. Aucun impact n'est prévu sur l'emploi à ce stade pour la société, qui compte 1 483 collaborateurs répartis sur huit sites en France et en Espagne.
Une bouffée d'air pour Kem One
Dans le détail, les 100 millions d'euros de liquidités annoncés se composeront de 30 millions d’euros apportés conjointement par les fonds Monarch Alternative Capital et Arini, 40 millions d’euros apportés par des fonds gérés par Apollo, ainsi qu’une nouvelle ligne de crédit RCF de 30 millions d’euros.
Le montant de la dette résiduelle devrait s'élever à 154 millions d'euros, dont 135 millions d’euros financés par les nouveaux actionnaires et l’actionnaire actuel, avec une échéance en 2031 et des intérêts capitalisés pendant les deux premières années, puis payables selon un mécanisme flexible dit « Pay If You Can, précise également Kem One.
Cet accord acte également une évolution de l'actionnaire avec l'arrivée de Monarch Alternative Capital et Arini (investisseur minoritaire non contrôlant), qui étaient intervenus en mars 2025 en fournissant une facilité de prêt à terme différé garanti de 200 millions d'euros. Et ainsi «un transfert du contrôle de Kem One depuis l’actionnaire existant», confirme la société.
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