Le député (LR) de Saône-et-Loire, Sébastien Martin, vient d’être nommé ministre de l’Industrie. Le président du Grand Chalon (Saône-et-Loire) et de l’association d’élus Intercommunalités de France est un ardent défenseur des usines au local comme au national.Il y a fort à faire. Alors que la France perd chaque mois plus d’usines qu’elle n’en gagne depuis le début de l'année 2025, l’Hexagone se dote d’un nouveau ministre délégué à l’Industrie. Après une année sous gestion du proche d’Emmanuel Macron, Marc Ferracci, ce portefeuille revient à Sébastien Martin, jusqu’à présent président de l’association des Intercommunalités de France. « Nous pouvons prendre les chiffres dans tous les sens que nous voulons, ils ne sont pas bons ! », confiait-il récemment à La Tribune à propos des statistiques de la réindustrialisation, regrettant la communication positive du gouvernement d’alors à ce propos.
Élu député de Saône-et-Loire il y a quelques semaines, l’homme s’est surtout fait remarquer pour son engagement en faveur d’une industrie tricolore. En tant que président du Grand Chalon (Saône-et-Loire), il a notamment favorisé voire facilité la reconversion des friches industrielles de Kodak et Philips.
Pour redonner vie à cette centaine d’hectares, tout en attirant de nouvelles industries, le désormais ministre de l’Industrie a investi des financements publics afin de proposer des sites d’implantation clés en main, avant même que le dispositif national et éponyme n’existe.
Territorialiser la politique industrielle nationale
Ces dernières semaines, il menait un ardent combat autour du foncier industriel. Défenseur d’un assouplissement de la loi ZAN, Sébastien Martin souhaite que ce type de foncier soit privilégié au foncier commercial dans le décompte de l’artificialisation des sols. Autrement dit, un hectare d’usine n’en vaudrait sur le papier que 0,5, tandis qu’un hectare de surface commerciale nouvelle en représenterait officiellement 1,5.