Véhicule autonome : EasyMile va se concentrer sur les aéroports et les sites industriels
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La technologie de mobilité autonome d'EasyMile est présente dans 10 aéroports dans le monde.
EasyMile
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La technologie de mobilité autonome d'EasyMile est présente dans 10 aéroports dans le monde.
EasyMile
Fini les images d'une navette de transport de passagers, sans chauffeur, à proximité de l'Oncopole à Toulouse, ou bien sur les allées Jules Guesde de la Ville rose, ou encore sur un grand parc d'attractions belge. « Nous avons arrêté tous nos contrats de navette autonome », confie à La Tribune Gilbert Gagnaire, le PDG d'EasyMile.
Un an quasiment jour pour jour après la fin d'un premier redressement judiciaire pour la société fondée en 2014, la direction dresse un constat implacable.
Place donc désormais aux aéroports et aux grands sites industriels, beaucoup plus enclins et sensibles à automatiser des flux répétitifs d'un point A à un point B, le tout après un PSE de 70 collaborateurs pour se séparer des équipes dédiées à la mobilité des personnes. « Aujourd’hui, ça marche, il y a des clients et un vrai business ! Nous avons plus de 30 clients, dont certains ont plusieurs véhicules et continuent à s'équiper. Nous venons de signer Lufthansa Cargo et l'aéroport de Munich », souligne l'entrepreneur.
Pour mener à bien ce virage stratégique, EasyMile, malgré les difficultés, a pu compter sur le soutien de ses actionnaires historiques, dont Searchlight, pour une recapitalisation de 17 millions d'euros. Une somme qui doit permettre à la PME spécialisée dans le développement des logiciels de mobilité autonome d'engranger des contrats et de trouver ainsi son rythme de croisière sur le plan financier.