Recyclage des métaux : le français Derichebourg s’offre le géant allemand Scholz Recycling
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Derichebourg a généré 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et emploie 5.393 personnes dans 13 pays.
BT/ - REUTERS - Benoit Tessier
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Derichebourg a généré 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et emploie 5.393 personnes dans 13 pays.
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Le spécialiste français du recyclage des métaux Derichebourg a annoncé mardi la prochaine acquisition du groupe allemand Scholz Recycling, un acteur historique du secteur en Europe, dans une opération qui illustre l’accélération de la consolidation du marché. Derichebourg indique dans un communiqué avoir signé un contrat « engageant pour l’acquisition de 100 % du capital » de Scholz Recycling, aujourd’hui détenu par le groupe chinois Chiho Environmental Group. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.
Avec cette opération, le groupe français poursuit sa « stratégie de croissance (...) à l’international visant à consolider son positionnement de leader dans le recyclage de déchets métalliques au niveau mondial ». L’enjeu est stratégique : le marché européen du recyclage est porté par la transition industrielle de la sidérurgie vers des procédés moins carbonés, notamment via les fours à arc électrique, fortement consommateurs de ferraille.
Fondé en 1872, Scholz Recycling pèse encore lourd dans le paysage européen. Le groupe allemand a réalisé un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros en 2025, soit près de la moitié de celui de Derichebourg. Il a traité plus de 3 millions de tonnes de métaux ferreux et non ferreux, ainsi que de papiers, cartons et plastiques. L’entreprise emploie plus de 3.500 collaborateurs et exploite plus de 180 sites dans plusieurs pays européens — Allemagne, République tchèque, Pologne, Slovénie, Autriche et Roumanie —, « des territoires sur lesquels le groupe Derichebourg n’est actuellement pas ou peu présent », souligne le communiqué.
Cette acquisition doit ainsi permettre au groupe français de renforcer son maillage continental et ses synergies logistiques. Elle ouvre la voie à un « renforcement de (sa) compétitivité (...) grâce à des activités logistiques et commerciales complémentaires en Europe », tout en permettant d'« accompagner la décarbonation de l’industrie sidérurgique en Europe pour répondre à la demande croissante des aciéristes européens qui vont remplacer dans les prochaines années leurs haut-fourneaux historiques par des fours à arc électrique, grands consommateurs de ferrailles de haute qualité ».
La finalisation de l’opération est attendue au second semestre 2026, sous réserve des « autorisations au titre du contrôle des concentrations et des investissements étrangers ». Derichebourg, qui a généré 3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et emploie 5.393 personnes dans 13 pays, franchirait ainsi un nouveau cap dans sa stratégie d’expansion internationale.
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Cette montée en puissance s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration de la filière, amorcée ces derniers mois. Fin janvier, le groupe annonçait déjà un partenariat avec Renault Group pour organiser davantage le traitement des véhicules en fin de vie, communément appelés « de gestion des véhicules hors d’usage (VHU), conformément aux exigences de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) ». Derichebourg précisait alors recycler « chaque année en France, plus de 420.000 VHU grâce à son maillage territorial », via des centres.
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