Reprise de Brandt : l’État promet 5 millions d’euros, moyennant 400 postes en moins
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Sur les quelque 700 salariés que compte Brandt en France, le plan de Scop ne permet de sauver qu'un peu plus de 300 emplois. Cette décision entérine la suppression de plus de la moitié des effectifs nationaux, soit une perte sèche d'environ 400 postes.
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Brandt : une Scop pour sauver les usines, mais un financement de 20 M€ à boucler en 48 heures
Le gouvernement engage cinq millions d’euros pour la Société coopérative et participative (Scop) de Brandt, seule offre préservant les deux sites d’Orléans et Vendôme. Le ministre Martin conditionne ce soutien à la suppression de 400 postes, tout en exigeant des banques de combler le déficit de financement de 20 millions d’euros.
Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a officialisé l’engagement de l’État à hauteur de cinq millions d’euros de fonds publics pour appuyer l’offre de reprise de Brandt sous forme de Société coopérative et participative (Scop). Cette intervention s’opère dans un contexte d’urgence absolue, l’entreprise étant déjà placée en redressement judiciaire.
L’enjeu immédiat est de transformer cette annonce en un financement total viable, avant l’audience cruciale devant le tribunal des activités économiques de Nanterre, fixée à mercredi. Le dépôt de l’offre définitive doit être finalisé d’ici là.
Viabilité contre périmètre : le choix d’une entreprise « premium »
L’appui financier de l’État est fondé sur une condition stratégique : un recentrage drastique de l’activité du groupe centenaire, propriété de l’algérien Cevital depuis 2014. Le ministre Martin a tranché entre deux options fondamentales pour l’avenir de Brandt.
Il a écarté l’idée de « garder tout le monde [car alors] il n'y a pas d’avenir, » pour privilégier l’option d’une réorientation. La stratégie privilégiée est d’accepter un recentrage de l’entreprise, potentiellement sur des produits « un peu plus premium », seule voie pour garantir la viabilité à long terme.
C’est sur la base de ce sacrifice que le projet de Scop se construit. Sur les quelque 700 salariés que compte Brandt en France, le plan de Scop ne permet de sauver qu’un peu plus de 300 emplois. Cette décision entérine la suppression de plus de la moitié des effectifs nationaux, soit une perte sèche d’environ 400 postes.
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