Pierre-Étienne Bindschedler, PDG de Soprema : « Nous avons un plan d’investissement de 1,2 milliard d’euros »
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Pierre-Etienne Bindschedler prépare sa succession à la tête de Soprema.
Soprema
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Pierre-Etienne Bindschedler prépare sa succession à la tête de Soprema.
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La Tribune : La France est touchée par une persistante crise de la construction. Vous qui êtes un acteur de l’étanchéité, de l’isolation et du génie civil, comment êtes-vous concerné par celle-ci ?
Pierre-Étienne Bindschedler : Nous allons finir l’année 2025 avec un chiffre d’affaires légèrement supérieur à 5 milliards d’euros. Nous sommes présents sur toutes les zones géographiques et toutes ne sont pas concernées par cet arrêt de la construction. Cela permet de compenser.
Malgré cela, vous continuez à investir en France. Vous avez inauguré une nouvelle usine de 26 400m² il y a quelques mois, dans le Gard, dédiée à la production de panneaux isolants à base de polyuréthane. D’autres investissements pourraient intervenir dans les prochains mois ?
Nous allons inaugurer et lancer la production dans les prochaines semaines d’une nouvelle usine à Beaune (Côte-d’Or) pour la production d’un isolant thermique naturel et très performant, de la ouate de cellulose, issue de glassine 100% recyclé. Ce papier fin siliconé très fin sert de support aux étiquettes autoadhésives. Nous avons un brevet mondial sur cette technologie.
Nous allons aussi ouvrir une nouvelle usine en Amérique du Nord car nous voulons gagner des parts de marché là-bas. On vient également d’acheter un terrain au Mexique pour y construire trois usines. Nous avons plus de 150 usines actuellement et nous avons un plan d’investissements pour de nouvelles usines – et je ne parle pas d’acquisitions - de 1,2 milliard d’euros, dont à peu près le tiers a été réalisé.
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En parallèle, vous menez un important plan de R&D. Comment rendre innovant des matériaux ? Quels sont les enjeux pour Soprema sur ce point ?
Dans les matériaux de construction, l’innovation est pour le coup relativement difficile car les matériaux ont déjà fait leurs preuves avec le temps. Lorsque innovation il y a, ce sont sur des performances améliorées principalement. Le nouveau challenge pour des acteurs comme nous, c’est la décarbonation. Nous avons étudié l’empreinte carbone de nos produits : 60 % sont liés à leurs matières premières, 5 % l’énergie nécessaire pour la production et 26 % en lien avec l’usage de ces produits et leur fin de vie.