Groupe ACI : le tribunal choisit de poursuivre le démantèlement de l'industriel
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Philippe Rivière, président d'ACI Groupe, entend encore faire appel.
ACI Groupe
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Philippe Rivière, président d'ACI Groupe, entend encore faire appel.
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Il ne lâchera rien, dit-il à la sortie de l’audience et ira jusqu’au bout « pour sauver ACI ». Malgré les décisions en sa défaveur égrenées tout au long de cette journée de mercredi au Tribunal des Activités Économiques de Lyon, Philippe Rivière se dit prêt à continuer le combat pour sortir par le haut du redressement judiciaire, dont son groupe de sous-traitance industrielle créé en 2019 fait l’objet depuis septembre dernier. En 2025, ACI comptait près de 40 filiales employant plus de 1.500 collaborateurs.
En début de semaine, le dirigeant dévoilait à La Tribune un plan à 10 millions d’euros, abondé par le fonds de retournement britannique Atlas Capital Markets, incluant la reprise de 19 filiales et 900 salariés intervenant sur des filières stratégiques (Défense, aéronautique et nucléaire) ainsi qu’un apurement du passif sur 10 ans. Il affirmait alors que, malgré les offres présentées par des industriels sur plusieurs des filiales, son plan prévaudrait comme le prévoit la loi.
Sauf que les choses ne se sont finalement pas du tout passées comme il l’espérait. Un plan de continuation a bien été déposé au TAE, assorti d’un premier engagement de financement de 1,5 million d’euros d’Atlas Capital Markets, un fonds représenté effectivement à l’audience.
Pour autant, l’engagement a été jugé insuffisant par le TAE, qui a écarté le plan de Philippe Rivière dès l’examen du dossier de la première filiale à l’ordre du jour, celui de Lorentz (Seine-et-Marne ; 100 salariés), cédée à Mirabeau Industry (Bouches-du-Rhône). Le ton était donné, et n’a pas changé au fil de la journée. Philippe Rivière n’a obtenu gain de cause sur aucun des dossiers. Au total, six filiales ont été cédées, poursuivant le démantèlement du groupe amorcé ces derniers mois : Lorentz donc, LBY (Seine-Saint-Denis), ITI (Loire), Rabourdin (Seine et Marne) cédée à Frégate Aéro, Experdeco, Lacroix Poncet et Molliex Frères (74). Une autre filiale, MPR (Haute-Savoie ; 40 salariés) a, elle, été liquidée.