Système de combat aérien du futur : la France a-t-elle les moyens de se lancer en solo ?
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Maquette du SCAF exposé au salon du Bourget.
reuters
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Maquette du SCAF exposé au salon du Bourget.
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La dernière déclaration sur le programme européen SCAF (Système de combat aérien du futur) d’Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, a déjà fait couler beaucoup d’encre et va en faire encore beaucoup couler. Et pourtant rien de nouveau à Saint-Cloud, fief de l’avionneur : interrogé lors de l’inauguration de la nouvelle usine de Cergy pour savoir si Dassault Aviation pourrait construire un avion de combat de sixième génération « tout seul », Le PDG de l’avionneur a naturellement répondu « oui ». Ce qui a déclenché une tempête médiatique mais qui est en réalité une vraie tempête dans un verre d’eau.
La réponse d’Éric Trappier, certes peu diplomate dans le contexte actuel de fortes tensions autour du SCAF, est somme toute très logique pour un avionneur qui fait des avions de combat depuis plus de 70 ans. « On sait faire de A jusqu’à Z. On l’a démontré depuis plus de 70 ans. On a les compétences. On est tout à fait ouverts à la coopération, y compris avec les Allemands », a expliqué Éric Trappier, réputé pour son franc-parler. Il a d’ailleurs précisé qu’il discutait du différend portant sur la gouvernance du programme avec le directeur de la division défense d’Airbus, mais qu’aucun compromis n’avait été trouvé pour le moment. Aucune date limite n’a été fixée pour les négociations, a-t-il ajouté.
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En réalité, la question n’est pas de savoir si Dassault Aviation saurait faire sur le plan technologique et technique un nouvel avion de combat. L’industrie française (Dassault, Thales, Safran en tête et tous les sous-traitants) a effectivement les compétences pour développer un avion de combat de sixième génération sans l’aide d’un pays tiers. Mais les seules questions qui vaillent d’être posées sont celles-ci : est-ce que la France a la capacité sur le plan financier de lancer seule un programme à plus de 100 milliards d’euros ? A-t-elle les moyens de sécuriser une coopération avec des pays tiers sans fuite technologique sur des sujets aussi sensibles ?