L'avion de transport militaire A400M intéresse le Mexique
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A400M
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Où l'on reparle à nouveau du Mexique pour l'A400M. Mexico serait intéressé par l'acquisition de deux appareils fabriqués par Airbus, selon nos informations. A la fin de la dernière décennie, le Mexique était un des pays régulièrement cités pour l'achat d'A400M. Une vente qui ne s'est jamais concrétisée. Il semblerait que ce prospect soit à nouveau dans la ligne de mire des équipes commerciales d'Airbus Defence and Space, qui doit absolument vendre cet appareil à l'exportation pour alimenter la chaine d'assemblage de Séville en manque de visibilité.
A défaut de nouvelles commandes, le constructeur européen sera contraint de fermer la chaine d'assemblage fin 2028. « Nous avons besoin de tenir une cadence de production à Séville de huit appareils par an pour que le système industriel de l'A400M tienne la route », avait expliqué en mai dernier le patron de la division Avions militaires d'Airbus Defence and Space, Jean-Brice Dumont, dans une interview accordée à La Tribune. Fin juin, l'avionneur avait contractuellement encore 47 appareils à livrer sur les 178 commandés.
Plusieurs pays comme la Pologne, les Émirats Arabes Unis ou encore l'Arabie Saoudite, ont exprimé un intérêt pour acquérir des A400M mais les négociations traînent en longueur. Parmi les États membres du programme, la Grande-Bretagne et la Turquie pourraient acheter des appareils supplémentaires. Selon Jean-Brice Dumont, Airbus pourrait « raisonnablement vendre 30 appareils supplémentaires. C'est une moyenne pondérée avec des pourcentages de réussite sur un marché beaucoup plus important. Avec 30 avions supplémentaires, la durée de vie de la chaîne d'assemblage s'allonge de quatre ans ».
Début 2025, Airbus avait exprimé des craintes sur la poursuite de la chaine d'assemblage de Séville dès 2028. Ce qui avait contraint la France et l'Espagne à venir à la rescousse de l'A400M en signant en juin au salon du Bourget avec Airbus et l'Occar (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement) une lettre d'intention destinée à assurer la production d'appareils jusqu'à fin 2028. Dans ce cadre, la France et l'Espagne avaient eu l'intention d'anticiper la livraison de trois A400M en 2028 pour l'Espagne et de quatre avions sur 2028-2029 pour la France.