Les entreprises du médicament espèrent un « sursaut politique » avec le prochain budget
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Le lobby du médicament demande au futur gouvernement de geler les textes d’économies en cours.
REUTERS
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Le lobby du médicament demande au futur gouvernement de geler les textes d’économies en cours.
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C’est un appel du pied qui a peu de chances de fonctionner. Le syndicat patronal des industries pharmaceutiques, le Leem, demande « un sursaut politique » au futur gouvernement, sans quoi « le PLFSS 2026 [le budget de la Sécurité sociale] tel qu’il se présente sera celui de l’accélération de la dégradation du médicament ».
Ce mardi, le lobby du médicament a tenu sa traditionnelle conférence de rentrée, mais, cette fois-ci, sans gouvernement. Le bilan se dégrade d’année en année selon le syndicat : pas assez d’accès précoces aux traitements, une attente de 523 jours pour l’innovation contre 50 jours en Allemagne et une fiscalité trop importante.
C’est pourquoi les industriels tentent de convaincre l’exécutif de changer de cap. Le groupe de pression demande ainsi au nouveau Premier ministre un « gel des textes en cours », de « définir une trajectoire de dépenses soutenable et prévisible », de « garantir un accès des patients aux traitements alignés sur les standards européens » et « faire de la santé un levier de souveraineté nationale et européenne, au même titre que l’énergie, l’agroalimentaire, le numérique ou la défense ». Le communiqué du syndicat réclame aussi de « redonner de la valeur au médicament, qu’il soit du quotidien ou qu’il représente un progrès thérapeutique ».
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Le prix trop faible des médicaments français est, en effet, souvent pointé du doigt par le lobby. D’autant plus qu’Outre-Atlantique, la pression de Donald Trump sur les laboratoires pour faire baisser les prix renforce l’inquiétude de ces derniers qui souhaiteraient répercuter ce manque à gagner en Europe. Le président américain a également mis en place des droits de douane de 15 % sur les importations de produits pharmaceutiques européens et menace de les monter à 150 % d’ici à un an et demi au maximum, puis jusqu’à 250 %.