Ouverture des TER à la concurrence : la RATP en passe d’emporter son premier contrat en Normandie
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L'étoile de Caen représente 18% de l'offre normande
Région Normandie
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L'étoile de Caen représente 18% de l'offre normande
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La deuxième tentative aura été la bonne. Après son échec dans les Pays de Loire où il concourrait pour la première fois à un appel d’offres sur le réseau TER, le groupe dirigé par Jean Castex prend sa revanche un peu plus au Nord. La Région Normandie a fait savoir, ce mardi, avoir retenu sa filiale RATP Dev pour l’exploitation du premier lot qu’elle mettait en concurrence sur l’étoile de Caen.
Une agglomération où la régie des transports parisiens avait déjà remporté un succès face à la SNCF l’an dernier. Elle y avait grillé la politesse à sa filiale Keolis, délégataire historique du réseau de bus et de tramway Twisto.
Cette fois, c’est donc sur le rail que la RATP coiffe au poteau la compagnie cheminote. Le contrat, dont le montant n’est pas communiqué, ne pourra être signé qu’après le vote des élus régionaux attendu mi-décembre mais un coup de théâtre reste très improbable. Il sera conclu pour une période de 12 ans et recouvrira les dix lignes au départ aujourd’hui exploitées par la SNCF à raison de 28.000 trains par an.
En pratique, RATP Dev prendra effectivement les commandes en juillet 2027 à l’issue d’une période de tuilage d’un an et demi. Hiba Farès, présidente du directoire, promet « une augmentation de l’offre de 70% et une modernisation du centre de maintenance » dès 2028. Dans l’intervalle, la régie aura notamment à gérer la question sensible des transferts de personnel de la SNCF. « Cela se fait sur la base du volontariat, rappelle sa patronne. Nous devrons donc faire preuve d’attractivité ».
A cet exercice, le futur opérateur sait déjà qu’il devra affronter la mauvaise humeur de la CGT cheminote qui n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, la fédération normande dénonce « une décision injustifiable et une attaque contre le service public ». « En optant pour la privatisation la Région renonce à un aménagement équilibré du territoire », tancent ses représentants. Ces derniers fustigent également la SNCF accusée d’avoir dégradé « volontairement la qualité de service » dans sa réponse à l’appel d’offres.
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