Air France-KLM : « Le manque d'harmonisation sur la décarbonation porte préjudice aux compagnies les plus vertueuses »
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« Nous n'atteindrons probablement jamais une parfaite équité. »
Air France Corporate
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« Nous n'atteindrons probablement jamais une parfaite équité. »
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La fermeture du détroit d’Ormuz pour cause de guerre au Moyen-Orient a rappelé une fois de plus la forte dépendance du transport aérien au pétrole et la nécessité d'accélérer sa transition énergétique. Pourtant, l'équation est loin d'être aussi simple pour les compagnies aériennes dont les marges de manœuvre financières sont très ténues.
« La décarbonation implique des coûts considérables pour une industrie dotée de faibles marges », a ainsi alerté Lucie Muniesa, secrétaire générale du groupe Air France-KLM le 7 juillet dernier à l'occasion du congrès mondial de la recherche sur le transport (World Conference on Transport Research) organisé à Toulouse.
Avant d'illustrer : « Nous investissons environ 2 milliards d’euros par an, ce qui correspond à peu près à notre résultat d’exploitation en 2025, dans le renouvellement de nos flottes vers des avions de nouvelle génération, dotés des dernières technologies et consommant jusqu’à 25 % de carburant en moins qu’un appareil de taille équivalente de la génération précédente. D’ici à 2030, notre flotte comptera jusqu’à 80 % d’avions de nouvelle génération. »
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Même constat pour les carburants d'aviation durable (SAF). « Le groupe s'est fixé pour objectif d'atteindre jusqu'à 10 % de SAF d’ici 2030, ce qui est supérieur au seuil obligatoire de 6 % fixé par la réglementation européenne. Le problème, c'est que nous sommes confrontés à des défaillances industrielles au moment où nous avons besoin de grandes quantités de SAF. Les carburants durables pour l’aviation disponibles aujourd’hui sont environ trois à quatre fois plus onéreux que le kérosène et les carburants synthétiques devraient coûter dix fois plus cher. Nous nous trouvons donc au cœur d’une situation financière délicate et nous manquons d’engagements à long terme pour nous permettre un tel risque », résume Lucie Muniesa.